L'abbé Crépin Martial Monga a été tué par balle devant sa paroisse de Zemio, dans le sud-est du pays, par des hommes non identifiés, dans ce qui ressemble à un assassinat ciblé.
La semaine dernière, une nouvelle montée de tension avait été observée dans la région du Haut-Mbomou (sud-est), théâtre depuis plusieurs années d'un conflit qui, malgré la présence de l'ONU, perdure entre la milice zandé (Azandé Ani Kpi Gbè, AAKG), les ex-rebelles de l'UPC, l'armée centrafricaine et les mercenaires russes de Wagner.
C'est dans ce contexte que l'abbé Crépin Martial Monga, qui travaillait sans relâche à l'apaisement depuis son arrivée à Zemio il y a deux ans, a été pris pour cible. Pour l'évêque de Bangassou, dont dépend Zemio, Mgr Aurelio Gazzera, le motif de ce meurtre ne fait donc aucun doute.
« Il était très jeune »
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« On a causé samedi des derniers affrontements qu'il y avait eus à Zemio, raconte l'ecclésiastique joint par François Mazet, du service Afrique. Il était serein... L'abbé Crépin travaillait beaucoup au dialogue, aux efforts pour la paix, et à la libération des otages qui sont encore aux mains des groupes rebelles. Nous craignons un assassinat ciblé, dans le sens où quelqu'un voudrait bloquer le peu de tentatives qu'on fait pour arriver à la paix, à la réconciliation. Mais nous n'avons pas d'éléments plus précis. Il était originaire de Bangassou. Il était très jeune, il avait cinq ans de prêtrise, et il faisait un travail excellent. C'était le point focal pour le dialogue, mais aussi pour la crise des réfugiés. »