Luanda — Le renforcement des capacités du personnel impliqué dans l'administration de la justice pour enfants, notamment les juges et les procureurs, a été recommandé mardi à Luanda.
Ces recommandations, formulées lors de la Conférence nationale sur la protection des droits des enfants et des adolescents dans le domaine de la justice familiale et juvénile, insistent sur la nécessité d'une formation complète pour les magistrats, les techniciens, les policiers et les autres professionnels du secteur.
Le document souligne que l'intervention du procureur au tribunal de la famille, en sa qualité de tuteur des mineurs, doit être proactive et toujours fondée sur l'intérêt supérieur de l'enfant, sans préjudice des principes de légalité et d'objectivité.
Il recommande également de renforcer le système de protection de l'enfance afin d'assurer une meilleure prise en charge des victimes ou des survivants de violences, ainsi que des personnes en conflit avec la loi, et ainsi éviter les situations de revictimisation.
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Une autre recommandation porte sur le renforcement de la coopération intersectorielle entre les autorités publiques et privées impliquées dans le système de justice pour enfants, afin de garantir une protection plus efficace de leurs droits.
Les participants estiment également que, plus qu'une simple révision de la législation relative aux mineurs, il est essentiel de garantir la pleine application de la législation en vigueur.
Selon le document, c'est la seule façon d'évaluer, de manière concrète et objective, les aspects qui nécessitent une révision.
Dans le domaine de l'adoption internationale, la conférence recommande la mise en place d'une autorité centrale chargée du suivi et du contrôle des enfants adoptés par des citoyens étrangers et emmenés vivre hors du territoire national, afin d'assurer un suivi plus efficace de ces mineurs.