Le Conseil des ministres a rendu publique, ce mercredi 1er juillet, la liste d'une quinzaine de futurs sénateurs, nommés conjointement par le président de la République Romuald Wadagni et l'Assemblée nationale. Parmi ces noms, un retient particulièrement l'attention : celui de Paul Hounkpè, l'adversaire malheureux de Wadagni lors de la présidentielle du 24 avril dernier. Aucun des sénateurs n'est élu.
Bien que ses détracteurs l'aient régulièrement présenté comme un modérée, Paul Hounkpè a toujours répondu qu'il était un véritable opposant pendant la campagne présidentielle. Le Conseil des ministres indique qu'il a été nommé par le président de la République sénateur, « au titre de personnalité de haut rang ». Ce n'est pas une surprise analyse un observateur averti. Au lendemain de sa défaite électorale, son parti FCBE, avait en effet décidé de travailler désormais avec la majorité.
Sont également nommées des soutiens et proches de Romuald Wadagni, d'anciens collaborateurs de l'ex-président Patrice Talon, ainsi que des officiers de l'armée. S'y ajouteront les membres de droit : anciens chefs d'État et anciens présidents d'institutions. Patrice Talon et Nicéphore Soglo siégeront à ce titre. On ignore en revanche si l'ancien président Boni Yayi, farouche adversaire de Patrice Talon, y siégera.
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Pour rappel, cette nouvelle chambre est née de la révision constitutionnelle adoptée par le Parlement en novembre 2025 sous la présidence de Patrice Talon. Ce texte avait suscité une vive contestation du principal parti d'opposition, Les Démocrates, dont la majorité des députés avaient voté contre. L'institution est conçue comme « un conseil de sages ». Le texte lui confie une mission de « régulation de la vie politique » Il peut sanctionner tout acteur politiques, y compris les élu, dont les propos menaceraient la cohésion nationale ou la paix sociale.
