Centrafrique: Trois Casques bleus blessés dans une attaque contre la MINUSCA

1 Juillet 2026

La Mission de paix des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a vivement condamné une attaque menée, mardi, contre la localité d'Am Dafock, dans le nord-est du pays, ainsi que des tirs visant une de ses bases temporaires d'opérations. Plusieurs personnes ont été blessées, dont trois Casques bleus tanzaniens.

L'attaque a été attribuée à des éléments armés affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC), ainsi qu'à d'autres groupes armés non identifiés, a précisé la Mission.

Située à la frontière avec le Soudan, dans la préfecture de la Vakaga, la localité d'Am Dafock se trouve à environ 60 kilomètres au nord-est de la ville de Birao.

« La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, condamne avec la plus grande fermeté » cette attaque, a indiqué la Mission dans un communiqué publié mardi.

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Evacuation des blessés

Les trois Casques bleus du contingent zambien qui ont été blessés lors des violences effectuaient une patrouille destinée à protéger les populations civiles. L'un d'entre eux a été grièvement touché.

Les soldats de la paix ont reçu les premiers soins avant d'être évacués par voie aérienne vers des structures médicales adaptées. La MINUSCA a également mobilisé des moyens aériens pour soutenir ses équipes sur le terrain et faciliter l'évacuation médicale de l'ensemble des blessés.

Mercredi, lors de son point de presse quotidien à New York, le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, a confirmé que les trois Casques bleus étaient dans un état stable et leur a souhaité un prompt rétablissement.

« Comme vous le savez, les attaques contre les Casques bleus des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international », a rappelé le porte-parole.

Protéger les civils

La cheffe de la MINUSCA s'est dite profondément préoccupée par cette nouvelle attaque visant les forces de maintien de la paix. Elle a appelé les auteurs et les commanditaires à mettre fin immédiatement aux hostilités et a souligné qu'ils devront répondre de leurs actes.

Elle a également exhorté les autorités centrafricaines à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils touchés par les violences et leur garantir l'accès à l'aide humanitaire.

Malgré cette attaque, Valentine Rugwabiza a réaffirmé que la MINUSCA reste déterminée à mettre en oeuvre son mandat en République centrafricaine, notamment la protection des populations civiles.

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