Congo-Kinshasa: Participation du pays au Mondial - Petite parenthèse enchantée pour un pays meurtri

L'on a eu droit à un grand match, un duel de fauves qui s'annonçait pourtant déséquilibré sur le papier et avant le coup d'envoi. Hier en effet, au Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta, les Léopards de la République démocratique du Congo croisaient le fer avec les Three Lions d'Angleterre à l'occasion des 16es de finale de la Coupe du monde 2026. Sur le papier, il faut dire qu'il n'y avait pas véritablement match.

La RDC a pris une éclipse de 52 ans, revenant au Mondial avec des ambitions plutôt limitées. Et le fait pour elle d'avoir pu sortir des matchs de poules pour se hisser en 16e de finale était déjà, en soi, un petit exploit.

Pourtant, malgré ce déséquilibre théorique, ce sont les protégés de Sébastien Desabre qui vont ouvrir la marque, à la surprise générale, dès la 7e minute par Brian Cipenga. Il faut dire qu'ils auront tenu la dragée haute aux poulains de l'Allemand Thomas Tuchel, mais à force de rater des occasions et de ne pas tuer le match en mettant au fond des filets ce fichu deuxième but, les Léopards ont fini par plier l'échine, à la 75e minute, suite à une tête de l'inévitable Harry Kane.

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Sir Harry qui a remis le couvert quelques minutes plus tard, en doublant la marque à la 86e minute. Dès lors, on savait que les carottes étaient plus que cuites pour les joueurs congolais, qui n'auront cependant pas démérité. Défensivement solides, ils ont résisté grâce à plusieurs arrêts décisifs de leur gardien, Lionel Mpasi . Mais physiquement, l'écart s'est creusé en seconde période. La RDC a manqué de fraîcheur pour concrétiser ses occasions de fin de match, malgré un poteau de Yoane Wissa avant la pause.

Un parcours historique, stoppé par l'expérience anglaise. Dans tous les cas, ils n'ont pas vraiment à rougir d'être tombés face à des Anglais qui ont certes ramé comme des galériens pour revenir à la marque, mais qui étaient un cran au-dessus. Dommage pour les joueurs et le peuple congolais, pour qui ça aurait été une nouvelle bouffée d'oxygène au moment où le pays est traversé par une double crise sécuritaire, dans l'est du Congo, et sanitaire, avec la 17e épidémie d'Ebola.

Mais enfin, ce match, malgré la défaite, est la preuve que certaines équipes africaines peuvent regarder droit dans les yeux les grandes nations de football européennes et d'Amérique latine. Hélas, il y a comme ça cette fatalité de la dernière minute ou parfois des prolongations ; ces petits riens qui font de grandes différences dans les compétitions majeures.

On peut même s'enorgueillir de dire que cette sortie est d'autant plus honorable que la préparation de l'équipe nationale congolaise aura été parsemée de nombreuses embûches, notamment cette mise en quarantaine de 21 jours en raison de l'épidémie d'Ebola et l'impossibilité pour de nombreux supporters d'aller soutenir leur onze national. Qu'à cela ne tienne, la copie rendue est salutaire, et c'est sûr que les Léopards seront salués à leur juste valeur une fois de retour dans la forêt congolaise.

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