Madagascar: Ampefiloha Ambodirano - Un père raconte la découverte de sa fille sans vie

Sahala Fanekena Rahanitraharivony, âgée de 12 ans, disparue lundi matin à Ampefiloha Ambodirano, a été retrouvée morte le lendemain dans la commune de Bongatsara.

«Je n'ai pas eu la force de m'approcher, j'ai éclaté en sanglots. » Hier, à Ampefiloha Ambodirano, la voix de Clermont Ranaivomanana tremble encore lorsqu'il raconte la découverte du corps de sa fille, Sahala Fanekena Rahanitraharivony, 12 ans, retrouvée sans vie sur une colline de Bongatsara.

Agent de sécurité, ce père de famille venait d'achever deux jours de travail. Rentré chez lui, malade, il n'avait même pas la force de préparer le petit-déjeuner. Lundi matin, sa femme était déjà partie travailler en zone franche, tandis que leurs enfants jouaient dans la cour. Vers 7 h 30, Sahala est envoyée par une cousine acheter du thé et du pain. Revenue brièvement, elle demande 200 ariary pour s'acheter du pain, puis disparaît. Elle ne reviendra jamais.

Son père se lance alors dans une quête désespérée. Il parcourt les quartiers, interroge les commerçants, fouille les ruelles, les berges et les bois. Il alerte le fokontany, la police, diffuse un avis de disparition sur les réseaux sociaux. Accompagné de son fils, de son frère et de plusieurs proches, il poursuit les recherches sans relâche, de jour comme de nuit.

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Aucun conflit

« Je n'ai pas dormi, je n'ai pas mangé, je ne pensais qu'à retrouver ma fille », confie-t-il. Les espoirs naissent au fil des témoignages contradictoires sur Facebook, mais s'éteignent brutalement le lendemain.

En fin d'après-midi, Clermont, son frère et des membres de la famille découvrent Sahala dans un bois de pins, sur la colline d'Ambohimpanarivo. La fillette gît sur le flanc droit, vêtue seulement d'un sous-vêtement, le visage tuméfié, ensanglanté. « Elle avait été tuée ailleurs et déposée là, il n'y avait aucune trace de sang autour », affirme Clermont, atterré.

La mère, Bakoliarisoa Hasinarivony, n'était pas présente lors de la découverte. Prévenue par téléphone, elle s'est effondrée. «Je n'y croyais pas, je suis devenue comme folle. Nous n'avons aucun conflit avec qui que ce soit. Sahala n'avait pas de problème avec le voisinage», répète-t-elle, anéantie.

Le médecin dépêché sur place a conclu à un viol suivi d'un meurtre, commis environ douze heures avant la découverte du corps. La dépouille a été remise à la famille après les constatations d'usage. La brigade criminelle mène l'enquête.

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