La chambre correctionnelle de la cour d'appel de Tunis a confirmé, mercredi, le jugement de première instance condamnant Anas Hammadi, président de l'Association des magistrats tunisiens, à une peine d'un an de prison pour « entrave à la liberté du travail ». La cour a en outre ordonné l'exécution immédiate de la décision, selon une source judiciaire citée par l'agence TAP.
Selon la même source, l'accusé, qui avait interjeté appel, ne s'est pas présenté à l'audience. Le tribunal avait pourtant accepté de reporter l'affaire à deux reprises à la demande de son avocat. Les éléments du dossier indiquent par ailleurs qu'Anas Hammadi aurait quitté le territoire tunisien.
Le jugement de première instance avait été prononcé le 6 avril 2026, à la suite de son renvoi devant la chambre correctionnelle par le juge d'instruction, sur la base de l'article 136 du Code pénal relatif à l'entrave à la liberté du travail.
L'affaire remonte aux événements du 13 juin 2022, au tribunal de première instance de Monastir, où le prévenu est accusé d'avoir délibérément perturbé et interrompu une audience en référé, entraînant un blocage du déroulement de la séance.
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Enfin, il convient de rappeler que l'immunité de l'intéressé avait été levée le 20 septembre 2022 par décision du Conseil provisoire de la magistrature judiciaire.