Roxana Collet, la députée de Rodrigues qualifié ce projet de loi d'«avancée nécessaire et attendue» pour renforcer la protection des victimes de violence domestique à travers la République.
Elle a rappelé que les violences domestiques touchent des milliers de personnes, évoquant des chiffres compris entre 3 000 et 7 000 cas signalés, selon les estimations, soulignant qu'«un cas de plus est un cas de trop». Selon elle, ces violences affectent non seulement les femmes, mais aussi les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables, détruisant des vies et fragilisant les communautés.
La députée a mis en avant l'importance du projet de loi dans la modernisation du cadre légal, notamment à travers la reconnaissance des abus numériques, incluant le cyber-harcèlement, les insultes en ligne et les contenus humiliants générés par intelligence artificielle. Elle a salué l'intégration de ces nouvelles formes de violence dans la section 2F du texte, en cohérence avec les standards régionaux de la SADC.
Elle a également insisté sur la nécessité de réduire les délais d'obtention des ordonnances de protection, désormais fixés à sept jours au lieu de 14, estimant que la rapidité est essentielle pour sauver des vies.
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Roxana Collet a appelé à une approche globale impliquant la police, la justice, les services sociaux, les organisations non gouvernementales et les établissements scolaires, tout en soulignant le rôle crucial des éducateurs dans la détection des signes d'abus, y compris numériques.
Elle a particulièrement insisté sur les réalités de Rodrigues, où les besoins en refuges sécurisés, accompagnement psychologique et assistance juridique restent importants. Elle a plaidé pour un renforcement des infrastructures locales et une meilleure coordination entre les autorités régionales et nationales.