Jacques Édouard, député de Rodri- gues a salué une réforme qu'il qualifie de tournant décisif. Il a souligné que le projet de loi modernise la lutte contre les différentes formes de violence domestique et l'aligne sur le Protocole de la Southern African Development Community (SADC), qui estime leur coût entre 1 et 2 % du Produit intérieur brut PIB) régional.
Selon lui, à Rodrigues, moins de 4 % des victimes portent plainte, tandis que les violences génèrent des pertes économiques évaluées à environ 0,6 % du PIB national. Il a dénoncé le manque d'infrastructures, notamment l'unique Integrated Family Centre de Malabar, insuffisant pour répondre aux besoins des victimes dans l'île.
Le député appelle à un budget décentralisé et à une meilleure représentation de Rodrigues dans les instances de coordination afin de rendre la loi pleinement effective. Il a conclu en disant que la protection des victimes doit devenir une priorité nationale et régionale. Il a insisté sur la nécessité d'un engagement financier accru, notamment via les mécanismes de la SADC, pour financer refuges, formations policières spécialisées et dispositifs de protection adaptés aux réalités insulaires de Rodrigues. Il a appelé à une action urgente dès maintenant.