Joanna Bérenger, la députée de Vacoas-Floréal a livré une intervention dense, centrée sur l'écart entre les avancées législatives et la réalité vécue par les victimes de violences domestiques.
S'appuyant sur des données parlementaires, elle a rappelé que près de neuf victimes sur dix sont des femmes, soulignant que le texte doit être évalué à l'aune de cette réalité structurelle. Elle a également alerté sur un chiffre particulièrement marquant : huit femmes ont été tuées par leur conjoint depuis janvier 2025, dont sept avaient pourtant un Protection Order (ordonnance de protection), illustrant les limites d'un système encore peu efficace dans la protection concrète des victimes.
La députée a salué certaines avancées du projet de loi, notamment la reconnaissance explicite des violences psychologiques, économiques et du contrôle coercitif, ainsi que le renforcement des mécanismes institutionnels de coordination. Elle a toutefois insisté sur la nécessité d'une application effective, estimant que la loi risque de rester théorique sans moyens humains, financiers et policiers renforcés.
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Joanna Bérenger a également dénoncé le recours à la médiation dans les affaires de violence domestique qu'elle juge incompatible avec les rapports de domination et d'emprise. Elle a rappelé que les standards internationaux, dont la Convention d'Istanbul et les recommandations de la Convention for the Elimination of all forms of Discrimination Against Women proscrivent de telles pratiques.
Enfin, elle a réclamé des réformes structurelles, incluant le suivi électronique des agresseurs, la formation renforcée des forces de l'ordre et une transformation éducative en profondeur, estimant que la lutte contre toutes les formes de violence domestique doit devenir une priorité nationale durable.