Le 30 juin 2026, Am Dafok a été la cible de groupes armées et d'assaillants non-identifiés. Cette attaque a fait une dizaine de morts, selon des sources locales. Les autorités assurent que la situation est sous contrôlé dans cette localité du nord-est de la République centrafricaine (RCA) frontalière du Soudan. Détails.
La situation reste tendue à Am Dafok, ville frontalière avec le Soudan, dans la préfecture de la Vakaga, dans le nord-est de la République centrafricaine.
Mardi, la localité a été la cible d'une attaque menée, selon les Nations unies, par une coalition de combattants du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), du Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC) d'Arda Hakouma, ainsi que d'autres hommes armés non-identifiés.
Opérations de ratissage
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Après plusieurs heures d'affrontements, les Forces armées centrafricaines (Faca), appuyées par leurs alliés russes, affirment avoir repris le contrôle de la ville.
Ce mercredi, les opérations de ratissage se sont poursuivies, tandis qu'aucun bilan officiel n'a encore été communiqué. Des sources locales font état une dizaine de morts, alors que les activités demeurent paralysées et les communications difficiles.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent les assaillants dans les locaux de la gendarmerie d'Am Dafok, ou à côté de plusieurs corps d'hommes en uniformes. Les auteurs de ces vidéos, qui ne parlent pas en langue Sango, affirment qu'il s'agit de militaires, de policiers et de gendarmes centrafricains.
À Bangui, les familles de plusieurs soldats apparaissant sur ces images ont confirmé le décès de leurs proches.
Pas de bilan humain officiel
Thierry Évariste Binguinendji, le gouverneur de la région du Fertit, où se situe la ville d'Am Dafok, affirme que le calme est revenu dans la localité. Il confirme qu'il y a eu des morts, plusieurs blessés ainsi que plusieurs dizaines de personnes déplacées. Mais il ne communique pas de bilan, pas plus que l'état-major.
De son côté, le porte-parole du gouvernement, Évariste Ngamana, assure que « grâce à la bravoure des forces de défense et de sécurité, appuyées par leurs alliés russes, les groupes armés ont été mis hors d'état de nuire » et que la ville est désormais sous le contrôle de l'État.
Selon lui, les opérations de ratissage se poursuivent afin de retrouver les combattants qui seraient encore retranchés dans la zone et de renforcer la sécurité le long de la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan.