La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a annoncé l'ouverture d'un bureau de liaison permanent à Antananarivo. Une présence inédite sur le sol malgache, pour accompagner et superviser le processus politique de la Refondation. L'organisation régionale exige un calendrier électoral clair, un dialogue inclusif, et la libération des prisonniers politiques. Une décision qui suscite des réactions au sein de la société civile malgache.
Un bureau de liaison, un comité des sages élargi, des rapports trimestriels : avec ces annonces, la Southern African Development Community (SADC ou « Communauté de développement d'Afrique australe ») passe de l'accompagnement diplomatique à une présence continue à Antananarivo.
Une décision qui ne laisse pas la société civile de Madagascar indifférente. Hony Radert, Secrétaire général du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes, souligne : « Que la SADC reprenne dans son communiqué les exigences d'un calendrier électoral clair et transparent, ainsi qu'un dialogue inclusif est une bonne chose pour nous. Et, en même temps, ce qui est important et essentiel, c'est que le pouvoir en place entende ces revendications et les mette en oeuvre. »
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Un soutien, donc, mais avec des attentes précises. Car pour la société civile, le vrai enjeu se joue à l'intérieur du pays. La concertation nationale, promise depuis des mois par la Refondation, n'a toujours pas démarré.
Hony Radert lance : « Nos attentes concrètes pour les mois à venir, c'est que les concertations nationales aient lieu, et qu'elles prévoient notamment le cadrage de la transition, pour que l'on ait une vision claire du chemin que l'on emprunte, et pour que l'on définisse ensemble la vision et le mode de gouvernance idéal pour le pays. »
Sollicité par RFI, le ministère de la Refondation n'a pas donné suite. Le bureau de liaison de la SADC doit ouvrir dans les prochaines semaines.
À l'issue d'un sommet organisé en visioconférence dans la soirée du lundi 29 juin, la Communauté de développement de l'Afrique australe a publié un communiqué dans lequel elle demande « la libération des prisonniers politiques », « la fin des arrestations arbitraires des dirigeants de l'opposition et des membres de la Génération Z », ainsi que le retour des « exilés politiques » dans le pays.