En Côte d'Ivoire, l'ancien président Laurent Gbagbo, 81 ans, présentait hier, à la presse, les fondements de son « Pacte social ». L'occasion aussi, donner son point de vue sur les sujets d'actualité, alors que son parti opère une vaste restructuration.
Le PPA-CI part de deux constats : « on observe une gouvernance qui privilégie un clan au détriment d'un autre » affirme Marie-Clémence Adom, la présidente de l'école du parti. À cela s'ajoute, « une hausse des inégalités sociales », poursuit-elle avant de laisser la place à Laurent Gbagbo.
L'ancien président ivoirien déplore les disparités sociales. Il évoque ici, les déguerpissements survenus à Yopougon, ancien bastion de son parti : « Les problèmes sociaux sont énormes. Si les maisons des pauvres sont cassées, c'est parce que les gens qui cassent n'ont pas pitié. Sinon, en arrivant devant la maison que tu dois casser, tu devrais pleurer et puis te retourner ».
Un an après avoir lancé le mouvement « Trop c'est trop », le Pacte social est conçu pour proposer des alternatives. Laurent Gbagbo estime qu'il faudrait développer les régions de manière équitable et mettre l'accent sur le pouvoir d'achat des Ivoiriens : « Il faut faire en sorte que les gagne-petit aient au minimum deux repas par jour. »
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Restructuration du parti
Laurent Gbagbo affirme se concentrer sur la restructuration de son parti et élude le débat sur les questions électorales ou encore sur sa succession à la tête du PPA-CI. Depuis le congrès du PPA-CI du mois de mai, des élections ont eu lieu pour désigner la présidente de la ligue des femmes et celle des jeunes. L'ancien président ivoirien devrait prochainement dévoiler le nouveau secrétariat général de son parti.
La semaine dernière, le Premier ministre Beugré Mambé a présenté aux partis politiques, les grandes lignes du système électoral, qui sera bientôt soumis à l'Assemblée nationale. Laurent Gbagbo invoque des questions de formes. Sur le fond, cet opposant repousse sa réponse à plus tard : « On a entendu et on l'a compris. On a le temps devant nous pour parler. Et on parlera. Nous allons terminer de mettre en place les structures du parti et après ça, nous allons prendre une autre proposition qui sera peut-être une réponse à Beugré Mambé. »
En octobre 2025, Laurent Gbagbo avait annoncé son intention de quitter la tête de son parti. Ses sympathisants l'ont convaincu de rester : « J'ai dit que je suis fatigué que je m'en vais. Mes camarades ont dit : "non, reste encore". Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas quelqu'un. Il y a même des candidats au PPA-CI. Il y a des gens malades (rires). »