Centrafrique: L'ONU suspend ses activités humanitaires dans une préfecture du sud-est en raison de l'insécurité

En République centrafricaine, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) suspend temporairement ses activités dans le Haut-Mbomou, dans le sud-est de la Centrafrique. En cause : la dégradation de la situation sécuritaire, marquée par des violences et des attaques visant les travailleurs humanitaires.

L'accès humanitaire devient de plus en plus difficile dans cette partie du sud-est de la Centrafrique, notamment à Zémio, Mboki et Dembia, où l'insécurité perturbe les déplacements des équipes ainsi que l'acheminement des fournitures essentielles. Une situation qui réduit considérablement l'assistance aux populations les plus vulnérables et suscite de vives inquiétudes quant à leur accès à l'aide.

Selon l'Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (Ocha) de l'ONU, les incidents ralentissent les opérations et compliquent l'accès à des communautés privées de services de base, d'infrastructures et de moyens de subsistance.

« Prendre le temps de plaider auprès de toutes les parties au conflit »

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Alban Joseph M'Boligassihe, chargé des affaires humanitaires à Ocha, souligne : « Nous avons aujourd'hui autour de 6 000 réfugiés dans le Haut-Mbomou et autour de 20 000 déplacés. Si les acteurs humanitaires sont attaqués, s'il y a beaucoup de cas de meurtres, des menaces, il faut à un moment donné prendre un temps pour plaider auprès de toutes les parties au conflit, afin de pouvoir bien mener les opérations humanitaires. »

Conséquence de ce retrait temporaire : la situation de milliers de personnes déjà vulnérables ne cesse de se détériorer, comme l'explique Alban Joseph M'Boligassihe : « Il n'y a pas de libre circulation. Les gens ne peuvent pas aller dans leurs champs. Les gens se trouvent dans la brousse. C'est une situation vraiment très difficile à vivre. »

Ocha appelle les groupes armés et les parties au conflit à cesser les hostilités. Cette mesure est indispensable pour permettre aux acteurs humanitaires de reprendre leurs activités sur le terrain.

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