Afrique: Les Rencontres des Études africaines en France 2026, entre réflexions et défis

Les neuvièmes Rencontres des Études africaines en France (Reaf) ont réuni du 29 juin au 2 juillet 2026 sur le site du campus Condorcet à Aubervilliers, dans la banlieue nord de Paris, près de 600 chercheurs travaillant dans différents domaines des sciences humaines et sociales en lien avec le continent africain.

Ces Rencontres des Études africaines en France (Reaf) 2026 sont l'occasion pour les chercheurs de partager des travaux sur des thèmes aussi variés que la place des femmes dans les hiérarchies religieuses en Afrique, l'imitation par des dirigeants africains du parler et de l'humour populaire, ou l'histoire précoloniale.

« Entraves administratives »

Des ateliers aussi pour échanger sur les enjeux de la recherche en sciences humaines et sociales africaine en 2026 : mobilité, partenariats, accès aux financements et aux ouvrages. « La question des visas paraît insurmontable, regrette Marie-Pierre Ballarin, directrice de recherche à l'IRD et vice-présidente pour les relations internationales au Sud à l'université Nice-Côte d'Azur : « Il y a une contradiction entre la volonté de développer des partenariats et les entraves administratives qui empêchent les étudiants et chercheurs africains de venir participer à des événements comme les Reaf sereinement. »

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La question des visas, je la trouve insurmontable.

Marie-Pierre Ballarin, vice-présidente des relations internationales au Sud à l'Université Côte d'Azur-Nice

En effet, cette année, plusieurs panélistes annoncés n'ont pu être présents à cette 9e édition. C'est le cas de Ahmadou Sehou, chef du département d'histoire à l'Université de Ngaoundéré au Cameroun. « C'est une profonde déception. J'ai participé à la préparation d'un des ateliers. Je suis un chercheur connu. Et pour un défaut de fonctionnement du site du prestataire privé, qui octroie les rendez-vous pour déposer une demande de visa pour la France, je rate un événement scientifique. C'est une entrave à la collaboration scientifique », s'insurge-t-il.

Pour cette édition délocalisée d'Afrique midi, ce jeudi 2 juillet 2026, Nicolas Sur reçoit Aissatou Mbodj Pouye, directrice adjointe de l'Institut des mondes africains (Imaf), Hervé Pennec, historien, directeur du Groupement d'intérêt scientifique (GIS) « Études africaines en France » qui est l'organisateur des Réaf, et Jules Sinang, enseignant-chercheur en histoire à l'université de Yaoundé 1 au Cameroun.

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