« Nous sommes à la moitié de l'année et les financements humanitaires ne sont pas au rendez-vous » : l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC) tire la sonnette d'alarme. Les agences humanitaires estiment qu'un peu plus de 33 milliards de dollars sont nécessaires pour venir en aide à plus de 250 millions de personnes dans le monde. Au moins de juin, c'est un tiers seulement de l'aide nécessaire qui a été collectée pour répondre aux besoins provoqués par les multiples crises humanitaires à travers le monde.
Il y a les coupes américaines - drastiques - mais aussi européennes. Le Royaume-Uni a par exemple réduit de près des deux tiers ses contributions. Un manque de financement qui touche particulièrement le Yémen, l'Afghanistan; mais aussi des pays sur le continent africain.
Laila Matar, directrice de la communication du Norwegian Refugee Council (NRC), assure au micro de Charlotte Cosset : « On constate que certains pays qui ont été délaissés au cours du temps, comme par exemple ceux du Sahel, sont ceux qui subissent le plus durement ces coupes budgétaires. Des pays comme le Niger, le Burkina Faso et le Mali figurent parmi les cinq plans humanitaires les moins financés en 2026. »
« Si cette tendance ne s'inverse pas, les gens mourront de faim »
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Un manque de financement de la réponse humanitaire qui a des conséquences très concrètes. « Nous constatons déjà que la réduction des financements et le montant extrêmement faible des aides reçues ont un impact sur la vie des gens, sur leur capacité à se procurer de la nourriture pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, explique Laila Matar. Si cette tendance ne s'inverse pas, si le monde ne se réveille pas et ne fournit pas les éléments essentiels à la survie des populations, si nous ne constatons pas un regain de solidarité de la part des pays riches à travers le monde, cela signifie que les gens mourront de faim, qu'ils ne disposeront pas du strict nécessaire pour survivre, et nous en voyons déjà les effets ».
L'inflation et les problématiques d'endettements des États habituellement donateurs explique en partie cette réduction des contributions. Sans oublier les changements de cap politiques de certains gouvernements.