Le gouvernement entend rapidement trancher sur le dossier de la plateforme Alalila, propulsée par la technologie Uber. Répondant à une question de Franco Quirin, le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a confirmé que plusieurs représentations ont été reçues d'opérateurs de taxis et qu'un comité ministériel planche sur cette question sensible.
Le ministre a rappelé qu'une affaire est devant la justice. Un groupe de 243 opérateurs de taxis a en effet intenté une action contre Logidis Ltd, société exploitant la plateforme Alalila, et contre son ministère. En raison de cette procédure, il a indiqué que le gouvernement devait faire preuve de prudence avant toute décision. Osman Mahomed a également souligné que la création d'un cadre réglementaire pour les plateformes numériques de réservation de taxis avait déjà été annoncée dans le Budget 2022-2023, mais n'avait jamais été concrétisée. Selon lui, aucun élément dans les dossiers du ministère n'explique pourquoi cette réforme est restée lettre morte.
Afin d'examiner les différentes revendications, un comité ministériel, institué le 17 avril et présidé par Osman Mahomed, a déjà tenu trois réunions. Les représentants des deux principaux syndicats de taxis, représentant environ 7 600 opérateurs, ont été entendus. Leurs positions divergent toutefois sur l'arrivée d'Alalila. Alors que laTaxi Proprietors' Union redoute une baisse des revenus, une hausse progressive des commissions et un modèle inspiré d'Uber, la General Taxi Owners' Union estime, au contraire, que cette plateforme constitue une opportunité pour moderniser le secteur.
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Le ministre a également révélé qu'une douzaine de plateformes de réservation de taxis opèrent déjà à Maurice, parmi lesquelles Yugo, Dodogo, Finova et MoTaxi. Concernant le cadre légal, Osman Mahomed a précisé qu'aucune autorisation n'a été demandée, ni délivrée par la National Land Transport Authority, la législation actuelle ne prévoyant aucune disposition encadrant les plateformes numériques de réservation de taxis. Le ministre a enfin annoncé que le Budget 2026-2027 prévoit le renforcement du cadre réglementaire afin de garantir des services de réservation de taxis en ligne «sûrs, transparents et fiables». Les recommandations du comité ministériel devraient être soumises prochainement au gouvernement.