Congo-Kinshasa: Mort d'une baleine sur la plage de Muanda - L'ICCN met en garde la population locale

Un évènement inédit attire du monde jusqu'à ce vendredi 3 juillet 2026 matin sur la plage de Muanda (Kongo-Central). Il s'agit de la présence d'une baleine échouée, qui est finalement morte, après plusieurs tentatives de remise à l'eau infructueuses. L'animal, dont la longueur est estimée entre 10 et 12 mètres, pèserait une dizaine de tonnes.

Le cétacé été retrouvé mort depuis mercredi soir sur la côte congolaise de l'Atlantique. Cet événement particulièrement rare a attiré l'attention de beaucoup de curieux dans cette zone habituellement marquée par la pêche artisanale et le trafic côtier.

Autorités, habitants et agents de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) se sont mobilisés. Des tentatives ont été engagées pour essayer de remettre l'animal dans l'océan Atlantique, son milieu naturel, mais sans succès.

La découverte de ce mammifère marin a suscité étonnement et vive émotion auprès des riverains de Muanda.

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Selon plusieurs témoins, l'animal était encore vivant au moment de sa découverte.

Cependant le chef de Parc marin des mangroves et directeur provincial de L'icône/Kongo-Central, De Dieu By'Ayombe, pense que rien n'aurait pu être fait pour sauver l'animal.

"Quand la baleine a échoué, nous nous sommes rendu compte que c'étaient juste les derniers signes que la baleine avait manifesté. Mais, elle n'était plus en vie, elle était vraiment mourante".

Sur place, certains habitants curieux disaient avoir aperçu des traces de balles sur la baleine.

À ce sujet, De Dieu By'Ayombe donne plus d'éclaircissements :

"Ceux qui étaient là ont observé qu'il y avait même des trous, et pensaient que c'étaient des traces coups de balles. Mais, c'étaient des parasites qui pénètrent sur la peau des baleines, qui peuvent cacher des zoonoses qui sont à la base de beaucoup de maladies".

Quant aux précautions sanitaires, le directeur de l'ICCN met en garde toute personne ayant été en contact avec l'animal.

Il assure que toutes les dispositions sont prises enfin que l'animal ne soit pas consommé par la population:

"C'est une espèce totalement protégée de CTS. Nous ne sommes pas autorisés de partager la viande et de consommer. Tous ceux qui ont touché, doivent passer dans les hôpitaux pour faire des tests. On ne sait pas quelles maladies ça peut contaminer jusque-là".

Cet échouage soulève également des questions sur la présence des baleines dans les eaux de la RDC et sur les moyens disponibles pour intervenir rapidement en cas de situation d'urgence sur la côte.

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