Sénégal: Intoxications et décès liés aux pesticides - Une enquête lancée pour la cartographie des données

3 Juillet 2026

Dakar a abrité jeudi un atelier d'information et sensibilisation sur les intoxications et cas de décès liés aux pesticides hautement dangereux. Il est Co- organisé par le centre antipoison de Fann, l'organisation Pesticide action Network et la direction de la réglementation environnementale et contrôle (Drec). Il s'est agi d'une rencontre d'information et de sensibilisation à l'endroit des sous-commissions pesticides et toxicovigilance sur les intoxications et cas de décès liés aux pesticides au Sénégal.

Cette rencontre d'information et de partages a réuni tous les acteurs clés de la lutte contre la prolifération des pesticides extrêmement dangereux et les cas de décès liés aux intoxications. La direction du commerce, les forces de défense et de sécurité, les agriculteurs, le service d'hygiène, la santé, la direction de l'environnement...) entre autres ont été conviés à l'atelier.

L'activité entre dans le cadre du projet « identifier et prioriser les pesticides extrêmement dangereux (HHP), responsables d'intoxications et de décès au Sénégal pour permettre un meilleur suivi, une prévention efficace et une meilleure prise de décision nationale et régionale sur les pesticides ».

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Selon Maimouna Diène coordonnatrice de Pesticides Action Network Sénégal, ce projet d'une durée d'un an va aider à identifier les pesticides et à connaitre leur toxicité et de ce fait, on pourra orienter les décideurs pour une réglementation efficace de ces produits au niveau national. « Pour ce faire, nous allons entamer une campagne (de juillet en Août) de collecte de données auprès des agriculteurs pour disposer du nombre de cas d'intoxication et de décès liés aux pesticide.

Une cartographie des zones est établie et les zones Nord, sud-est du pays et dans la zone des niayes ont été retenues. Les données du centre anti poison de Fann seront également mises à contribution. Ensuite une compilation et une analyse de toutes ces données vont être faites pour avoir des données et des informations fiables et établir une cartographie des produits » explique Maimouna Diène.

A l'en croire, le choix de ces zones s'explique, non seulement par l'utilisation intense des pesticides, mais aussi par l'existence de cas d'intoxication et de décès déjà notifiés au niveau des utilisateurs (agriculteurs). Cette phase de collecte, indique la coordonnatrice de PAN Africa, sera précédée d'une session de formation à l'intention des agents de collecte sur un outil appelé « M-Mapp » qui va faciliter la collecte des données auprès des agriculteurs.

Pour le colonel El Maodo Ba, ingénieur des eaux et forêts, au-delà des données, il faut connaître la source, la traçabilité, le circuit des pesticides hautement dangereux depuis leur entrée jusqu' au lieu de stockage et aux utilisateurs (ménages, agriculteurs ou quelqu'un d'autre). Car selon le colonel Ba, la question est de savoir d'où viennent ces produits toxiques, nocifs ? Qui les utilise ? Et quelles sont les conséquences pour pouvoir informer et alerter les autorités dans leur prise de décision.

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