En Côte d'Ivoire, dix jours après la présentation, par le Premier ministre, du nouveau système électoral aux partis politiques, plusieurs organisations de la société civile ont présenté, vendredi 3 juillet, à la presse, un «livre blanc» de la gouvernance électorale. Ce document condense des propositions, en vue d'adopter un système électoral transparent.
Ce « livre blanc » est une contribution émise par 1 700 organisations de la société civile. Elles proposent un système basé sur trois piliers.
D'abord un département fichier électoral, recruté par appel d'offre public, pour un mandat de six ans, non renouvelable, son but étant de mener chaque année une révision de la liste électorale.
Ensuite, il y aurait un département Éducation civique et électorale, son rôle consistant à sensibiliser les citoyens sur les enjeux électoraux.
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Et enfin, une commission électorale d'experts, composée de neuf membres. Parmi eux, il y aurait notamment un représentant de la majorité et un autre de l'opposition, un aspect justement qui était la source de nombreux débats autour de la défunte CEI, que l'opposition jugeait déséquilibrée.
« Les partis politiques seront impliqués en tant qu'experts et non en tant que politiciens », affirme un des concepteurs du « livre blanc », pour justifier ce choix. « Tout n'était pas mauvais dans la CEI, il ne s'agit pas de faire table rase de l'ancienne Commission électorale », poursuit cette source.
Ce « livre blanc » devrait être remis au gouvernement et à l'Assemblée nationale. A ce stade, il s'agit encore d'une proposition. De son côté, le gouvernement a déjà planché sur un système qui devrait prochainement être soumis à l'Assemblée.