Saurimo — L'Entité de Régulation des Communications Sociales d'Angola (ERCA) a condamné jeudi à Saurimo (Lunda-Sul) la désinformation et les discours de haine diffusés par des individus sur les réseaux sociaux.
Cette condamnation a été exprimée par le président de l'ERCA, Adelino de Almeida, à l'issue du séminaire intitulé « Éducation aux médias : Intégrité de l'information et discours de haine dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux ».
À cette occasion, le responsable a également exhorté les journalistes à accorder une plus grande attention à la recherche et à la diffusion d'informations factuelles.
Il a indiqué que l'institution met en place des programmes de formation pédagogique avec différents acteurs de la société civile afin de lutter contre ces contenus et de les éradiquer, notamment en cette période de préparation aux élections générales.
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Il a ajouté que la poursuite de tels actes criminels est inacceptable et que l'institution s'engage à y mettre un terme.
Il a déclaré que ce type d'attitude se retrouve également dans les médias publics, ce qui est regrettable, rappelant donc à tous, concernés ou non, que des règles régissent le fonctionnement des sociétés et qu'elles doivent être respectées.
De son côté, Francisco José, intervenant sur le thème « Éducation aux médias : Intégrité de l'information et discours de haine dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux », a estimé que l'intégrité de l'information est compromise, par conséquent, les professionnels du secteur doivent agir avec impartialité afin de contribuer à cette intégrité.
Il a également souligné l'importance de promouvoir un journalisme sérieux, éthique et créatif, en se démarquant de la diffusion de fausses informations et de discours de haine dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux.
Par ailleurs, l'intervenant s'est inquiété de la vague de production de fausses informations et de la prolifération des discours de haine dans le pays, notamment sur les réseaux sociaux, où il est devenu facile de diffuser des messages, compromettant ainsi l'intégrité de l'information.
Il a insisté sur le fait que, malgré les politiques de lutte mises en place par le gouvernement angolais, celles-ci ne suffisent pas, avertissant donc les citoyens à être de plus en plus attentifs au partage de contenu, car la négligence peut avoir des conséquences dramatiques.
Il a exhorté les participants à diffuser les connaissances acquises auprès d'autres citoyens afin de sensibiliser la population à la problématique abordée.
Le séminaire a réuni des journalistes de divers médias publics et privés, des directeurs municipaux de la communication institutionnelle et de la presse des 14 municipalités de Lunda-Sul, des techniciens des agences de défense et de sécurité, et bien d'autres.
Des réunions de ce type ont déjà eu lieu dans les provinces de Huambo, Benguela et Lunda-Sul. La semaine prochaine, ce sera au tour de Huíla et Bengo.
En août, une table ronde se tiendra à Luanda, la capitale, pour discuter du même sujet avec différents acteurs de la société civile.