« C'est la coopérative qui nourrit le Togo. Sans les coopératives agricoles, le pays ferait face à d'importantes difficultés pour se nourrir. » Le constat de Baudouin Kola, délégué Afrique de l'Alliance coopérative internationale (ICA) pour le Togo, est sans appel.
Pourtant, ces acteurs essentiels de la sécurité alimentaire restent largement invisibles dans les statistiques officielles.
Le Togo compterait environ 10 000 coopératives, intervenant principalement dans l'agriculture, secteur clé de l'économie.
Mais le pays ne dispose toujours pas de données précises sur leur nombre réel ni sur leur contribution aux recettes de l'État. Un paradoxe pour des structures qui participent directement à l'alimentation de millions de Togolais.
Pour l'ICA, l'heure est à la professionnalisation. « Le principal défi, c'est de faire des coopératives de véritables entreprises, capables d'apporter formellement des contributions à l'économie », souligne Baudouin Kola. Une évolution indispensable pour que ces structures soient pleinement reconnues et intégrées dans le tissu économique national.
Une meilleure structuration du secteur s'avère indispensable.