Angola: INALUD considère comme stable la consommation de drogues au pays

Luanda — La consommation de drogues en Angola est restée stable au cours des deux dernières années, bien que l'abus d'alcool reste le principal défi pour les autorités sanitaires, a déclaré ce vendredi à Luanda, la directrice générale de l'Institut National de Lutte contre la Drogue (INALUD), Ana Graça.

Dans sa déclaration à l'ANGOP, à l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues, qui se célèbre aujourd'hui, la coordinatrice a indiqué que les données comparatives entre 2024 et 2025 révèlent qu'environ 3 500 patients ont eu recours aux services de l'INALUD chaque année.

Elle a estimé que ces chiffres étaient satisfaisants puisqu'ils ne révèlent pas une hausse importante de cas des drogues.

« Les données statistiques montrent que la situation est stable. Nous ne disposons pas encore des chiffres de 2026, mais la tendance reste similaire à celle des deux dernières années », a-t-elle réaffirmé.

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En Angola, a-t-elle ajouté, les boissons alcoolisées restent la substance psychoactive la plus consommée, suivis du cannabis, du crack et de la cocaïne.

« Notre plus grande préoccupation concerne les boissons alcoolisées, surtout en raison de leur forte consommation enregistrée dans le pays », a-t-elle souligné.

La coordinatrice réitère que l'Institut est plus préoccupé par les provinces de Huíla, Benguela, Huambo et Luanda, où reste très élevée la consommation de boissons alcoolisées, y compris des boissons traditionnelles à forte teneur en alcool.

Selon Ana Graça, l'INALUD travaille en coordination avec le Service d'Investigation Criminelle et le Bureau du procureur général de la République dans la lutte contre la production et la commercialisation de boissons artisanales.

En outre, elle a rappelé que la nouvelle loi sur la consommation de boissons alcoolisées a déjà été approuvée par l'Assemblée nationale en collaboration avec les partenaires institutionnels, dont l'objectif est de réduire la consommation excessive.

Par ailleurs, elle a fait savoir que la majorité des patients suivis par l'institut sont âgés de 15 à 35 ans, les hommes étant le groupe prédominant, ayant ainsi mis en garde contre l'augmentation de la consommation des boissons alcooliques chez les femmes ces dernières années.

Parmi les principaux défis, a-t-elle déclaré, l'INALUD organise des campagnes pour renforcer les mesures de prévention au sein des communautés, des écoles et des familles, cherchant à étendre ses services de prise en charge des personnes toxicomanes.

La directrice générale a souligné la nécessité de mettre en oeuvre des politiques publiques plus inclusives, avec une plus grande participation des jeunes, afin de réduire à la fois l'offre et la demande de drogues.

Dans ce cadre, elle a annoncé que l'institut développe actuellement le programme « Réduction de la demande de drogues », déjà mis en oeuvre dans 19 provinces du pays, avec une prévision de son expansion dans les autres, pour renforcer les actions communautaires et scolaires de prévention et d'éducation à la santé.

La Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues est célébrée chaque année le 26 juin.

Cette date a été instituée par l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1987, afin de sensibiliser le public aux risques liés à la consommation de drogues, de promouvoir la prévention de la dépendance et de renforcer la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants.

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