Cazombo — L'Angola élabore une stratégie visant à devenir une référence régionale dans la production de biocarburants et de leurs dérivés afin de contribuer à la réduction des gaz à effet de serre, de diversifier ses sources de revenus et son mix énergétique, et de favoriser la croissance économique et le bien-être social d'ici 2050.
Selon la Stratégie des Biocarburants 2026-2050, présentée mercredi aux membres du gouvernorat de Moxico Leste lors de la visite du secrétaire d'État aux Ressources minérales, Jânio Victor, dans cette région, le plan repose sur la production de bioéthanol, de biogaz, de biodiesel et de carburant d'aviation durable (SAF) d'origine biologique.
Lors de la présentation du projet, qui sera prochainement examiné par le Conseil des ministres puis soumis à l'Assemblée nationale, les techniciens de l'Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG) ont précisé que des matières premières telles que les déchets agricoles, forestiers, urbains et oléagineux seront utilisées en priorité, favorisant ainsi l'économie circulaire.
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De même, ce projet vise à contribuer à la diversification du mix énergétique national, à générer un impact positif sur la création d'emplois et à favoriser le développement de l'agriculture et des infrastructures rurales, ainsi qu'à établir un cadre juridique et des incitations à l'investissement et à l'exportation de sources d'énergie verte.
Le projet prévoit d'ouvrir des opportunités commerciales dans le secteur agricole, en stimulant la production de canne à sucre, de soja, de tournesol, de ricin et d'autres cultures énergétiques.
La stratégie vise également à encourager les investissements dans le développement de réseaux de distribution et de points de vente de déchets organiques destinés à la production de biocarburants et d'autres produits biosourcés.
Pour la région orientale du pays, un projet de foresterie et de reboisement mené par la multinationale Chevron est prévu, axé sur la province de Moxico, dans la localité de Luchaze, avec une phase pilote d'environ mille hectares, extensible jusqu'à 20 000 hectares.
Concernant particulièrement la province de Moxico Leste, le projet prévoit la mise en oeuvre de pratiques agricoles durables, la restauration des terres dégradées et la promotion du développement socio-économique des communautés rurales.
Selon cette stratégie, à Moxico Leste, environ 40 000 hectares de terres seront aménagés, dont 25 000 pour l'agroforesterie et 15 000 pour la restauration des écosystèmes de Miombo, ce qui permettra de réduire l'agriculture sur brûlis, de créer jusqu'à 700 emplois directs, d'impliquer environ 20 000 agriculteurs, de préserver la biodiversité et d'améliorer la sécurité alimentaire.