À Paris, Aubervilliers, Kolzewi, Genève, Vallauris, Avignon, New York, Marseille, Arles, Bayonne, Dakar, Cajarc, Porto-Novo, Nairobi, Tervuren, Londres, Johannesburg, Abobo, Rabat, Tanger, Lomé, Kampala, Troyes, Abidjan..., en salle ou en plein air, voici 29 rendez-vous de cultures afro ou africaines à ne pas manquer en ce mois de juillet. N'hésitez pas à nous envoyer vos prochains événements culturels « incontournables » à l'adresse rfipageculture@yahoo.fr.
Début juillet, MansA à Paris a inauguré sa première Maison de vacances : un mois de rencontres, d'ateliers et de temps de repos, du mercredi au samedi. Une programmation résolument populaire, gratuite, sans prérequis, qui fait de ce lieu un laboratoire convivial de pratique artistique partagée.
Les neuvièmes Rencontres des Études africaines en France (Reaf) ont réuni du 29 juin au 2 juillet 2026 sur le site du campus Condorcet à Aubervilliers, dans la banlieue nord de Paris, près de 600 chercheurs travaillant dans différents domaines des sciences humaines et sociales en lien avec le continent africain.
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Sous le thème Extraction de style, la Kolzewi Fashion Week, dans la capitale de la province du Lualaba, en République démocratique du Congo, fait vibrer la mode congolaise du 3 au 5 juillet. Vingt designers s'emparent des savoir-faire locaux et des esthétiques urbaines pour réinventer silhouettes et matières. Un rendez-vous où les textiles racontent une Afrique créative et résolument contemporaine.
La galerie Filafriques à Genève, en Suisse, met en lumière le travail du Sud-Africain Reggie Khumalo, voyageur et peintre engagé. Ses oeuvres, nourries de traversées du continent à moto, interrogent la justice sociale et la mémoire des luttes. Une immersion dans une pratique où l'art se fait manifeste panafricain.
Durant tout l'été, le musée national Pablo Picasso invite Pascale Marthine Tayou à investir la chapelle de Vallauris. L'artiste camerounais y déploie un projet inédit, entre objets détournés, installations foisonnantes et dialogues critiques avec l'héritage picassien et les représentations du Sud global.
Au festival Off d'Avignon, à la Chapelle du Verbe incarné et au théâtre du Balcon, le centre dramatique Kokolampoe (Guyane) présente à partir du 4 juillet la trilogie Les Noctambules d'Alfred Alexandre. Une plongée dans les nuits caribéennes, où désir, violence et mémoire coloniale s'entrecroisent dans une langue sensuelle et politique.
Au MoMA, à New York, Architects of Liberation. Modernism in Western Africa revisite à partir du 5 juillet les utopies architecturales du continent. Plans, maquettes et archives racontent comment les indépendances ont inspiré une modernité bâtie, entre rêves de villes nouvelles, symboles de souveraineté et réinvention des paysages urbains ouest-africains.
Le 6 juillet, l'Unesco célèbre la 5e Journée mondiale de la langue kiswahili. Tables rondes, lectures et performances rappellent la place centrale de cette langue panafricaine dans les échanges culturels, la diplomatie et les industries créatives, du littoral est-africain aux diasporas installées en Europe et en Amérique.
À La Criée, dans le cadre du Festival de Marseille, Dorothée Munyaneza présente le 6 juillet Version(s). La chorégraphe franco-rwandaise y mêle voix, corps et témoignages pour interroger les héritages de la violence et la puissance de la réparation. Une pièce hybride où le geste danse avec l'histoire et la mémoire des exils.
Au Festival OFF d'Arles, la Galerie Christophe Person propose à partir du 6 juillet Crocodiles - Spiritualité, autour de Nyaba Léon Ouédraogo. Entre portraits, rituels et paysages, le photographe burkinabè explore les forces invisibles qui traversent les sociétés ouest-africaines, faisant de la photographie un outil de récit spirituel et politique.
Les Rencontres internationales de la photographie d'Arles ouvrent leur édition 2026 le 6 juillet avec plusieurs temps forts africains : Ghana ! Rêver l'Indépendance, 1957-1976, au Palais de l'Archevêché ; Paul Kodjo : Photoromance, première grande rétrospective française du pionnier ivoirien ; et Sammy Baloji, paysage prisme : une traversée katangaise, enquête visuelle sur les tensions entre modernité coloniale et traditions.
À partir du 6 juillet, une exposition consacrée à Azzedine Alaïa et l'Afrique revient à Paris sur les racines et les inspirations du couturier né en Tunisie. Archives, robes sculpturales et collaborations artistiques révèlent comment l'esthétique du corps, les savoir-faire artisanaux et les tissus du continent ont façonné une grammaire haute couture singulière.
À Bayonne, au musée Bonnat-Helleu, commence le 8 juillet Mythologies, une exposition qui traverse tous les continents. Entre oeuvres anciennes et créations contemporaines, l'accrochage interroge la puissance des récits collectifs, des figures héroïques aux mythes de fondation, et donne une place aux réinventions africaines des grandes légendes.
Au Festival d'Avignon, du 14 au 19 juillet, RFI installe chaque matin son cycle de lectures Ça va, ça va le monde !, devenue la « Cour d'honneur » des auteurs africains, caribéens et du monde arabe. On y découvre notamment Reste de la Burundaise Claudia Munyengabe, où deux jumelles liées par un secret affrontent crise écologique et turbulences politiques.
Yoon, à Dakar, présente jusqu'au 25 juillet Alioune Diouf : Ak Jàmm. « Ak Jàam » signifie en langue wolof « avec paix » et s'annonce ici telle une formule de prière. Ses sculptures, peintures et installations évoquent la quête de paix, les mutations urbaines et l'intimité des corps africains.
À Cajarc, dans la vallée du Lot, le festival Africajarc célèbre les cultures d'Afrique du 23 au 26 juillet. Musique, littérature, contes, danse, arts plastiques et cinéma irriguent le village de Cajarc. Invitée phare, Bassi Bakambi, collectif féminin de Kinshasa, fait vibrer la rumba congolaise. Cette édition consacre le cinéma au coeur de la programmation.
Au Bénin, le Festival international du film documentaire de Porto-Novo se tient du 24 au 28 juillet. Projections, débats et ateliers font la part belle aux écritures documentaires africaines, entre portraits de villes, récits intimes et chroniques politiques. Un rendez-vous où les réalités du continent se racontent en images.
Au Nairobi Contemporary Art Institute (NCAI), Tabula Rasa constitue la première exposition institutionnelle de Peterson Kamwathi au Kenya. Dessins, gravures, sculptures et vidéos de grande envergure offrent une vue d'ensemble de sa démarche, entre observation minutieuse du social, réflexion sur la mémoire et expérimentations formelles.
À l'AfricaMuseum de Tervuren, en Belgique, Le Panorama du Congo 1913. Illusion coloniale démontée déconstruit un outil de propagande belge. Témoignages d'hier et d'aujourd'hui, archives, photos et objets mettent à nu la fabrication d'un récit colonial, en le confrontant à la parole des Congolais et aux regards critiques contemporains.
Au Victoria & Albert Museum à Londres, The Music is Black: A British Story retrace 125 ans de création musicale noire en Grande-Bretagne. Plus de 120 morceaux composent une expérience sonore immersive, du jazz aux musiques urbaines. L'exposition célèbre excellence, lutte, résilience et joie, à l'intersection de quatre continents.
La Goodman Gallery à Johannesburg pose la question If Joburg had a beach, who would go?, une exposition personnelle consacrée aux nouvelles sculptures d'Unathi Mkonto. En jouant des lignes urbaines, des imaginaires balnéaires et des inégalités d'accès aux espaces de loisirs, l'artiste interroge les géographies sociales de la métropole.
Au Musée des Cultures Contemporaines Adama Toungara (MuCAT), à Abobo, en Côte d'Ivoire, l'exposition collective Ivoire Cinéma - une histoire entre deux mondes revisite les liens entre production ivoirienne et circulations globales. Affiches, extraits de films et installations rendent hommage aux cinéastes qui ont raconté la Côte d'Ivoire à l'écran.
Au Mucem, à Marseille, Mossi Traoré, la mode aussi met en lumière le parcours du styliste franco-malien. Entre pièces couture et dispositifs pédagogiques, l'exposition montre comment la mode devient outil d'émancipation, de transmission de savoir-faire et de dialogue interculturel, du quartier au podium international.
Au Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain, à Rabat, au Maroc, une exposition est consacrée à Mohamed Melehi, figure majeure de la modernité artistique marocaine. Ses formes ondulantes, ses couleurs vibrantes et ses expérimentations graphiques dialoguent avec la scène internationale, tout en affirmant une esthétique profondément ancrée dans le Maghreb.
Jusqu'au 31 août, la première édition de Photo Tanger, festival international de l'image transforme la ville en plateforme internationale de la photographie. Expositions, résidences et rencontres font se croiser créateurs africains, méditerranéens et du reste du monde. Une nouvelle scène qui explore les métamorphoses urbaines et les imaginaires transfrontaliers.
Au Palais de Lomé, au Togo, une première exposition issue du Toyota Tsusho CFAO African Art Award présente une sélection d'artistes du continent. Peinture, photographie et installations témoignent de la vitalité des pratiques contemporaines africaines, entre questionnements écologiques, urbains et identitaires.
À la Galerie Afriart de Kampala, l'artiste ougandais Odur Ronald expose Okutambula Kulaba : Voyager, c'est voir. Sculptures et installations explorent les déplacements physiques et intérieurs, l'expérience du voyage comme apprentissage et transformation. Une réflexion sur les mobilités africaines, entre routes réelles et trajectoires imaginaires.
Au centre d'art contemporain Passages, à Troyes, l'exposition BBR de Louisa Babari rassemble ses recherches menées en territoire algérien. L'artiste d'origine russo-algérienne, née à Moscou, réunit vidéos, textes et images dessinant une cartographie sensible du pays, entre archives familiales, paysages traversés et réflexion sur les frontières, la langue et la mémoire postcoloniale.
La Galerie Cécile Fakhoury à Abidjan propose l'exposition collective Le temps du rêve de l'enfant -- Architectures invisibles. Le projet réunit sept artistes transafricains autour d'Ernest Dükü : Assoukrou Ake, Dalila Dalleas Bouzar, François-Xavier Gbrè, Marie-Claire Messouma Manlanbien, Roméo Mivekannin, Cheikh Ndiaye, Ouattara Watts.