Le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies à Genève, l'ambassadeur Hassan Hamed, a déclaré, lors de la séance d'adoption de la résolution de la session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme consacrée à la situation à El-Obeid et ses environs, que le Soudan n'avait pas fait obstacle à l'adoption consensuelle du texte, celui-ci comportant, selon lui, plusieurs dispositions acceptables.
Il a notamment salué les paragraphes condamnant avec la plus grande fermeté les crimes de la milice terroriste, rejetant toute autorité ou structure de gouvernance dans les zones sous son contrôle, tout en réaffirmant l'attachement du Conseil à l'unité, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale du Soudan.
S'agissant des dispositions relatives aux ingérences extérieures, M. Hassan Hamed a estimé qu'elles demeuraient trop générales et n'identifiaient pas explicitement l'État qu'il accuse d'avoir violé les résolutions 1556 et 1591 du Conseil de sécurité. Il a affirmé que les Émirats arabes unis étaient désignés dans le rapport du Groupe d'experts établi en vertu de ces résolutions, ajoutant que cette omission risquait, selon lui, de compromettre l'objectif recherché par la session.
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Par ailleurs, il a salué les aspects qu'il juge positifs de la résolution, l'ambassadeur Hassan Hamed a réitéré le rejet catégorique du Soudan des dispositions relatives au mandat de la mission d'établissement des faits. Il a rappelé que Khartoum s'oppose à ce mécanisme depuis sa création, estimant qu'il établit une équivalence entre les Forces armées soudanaises et la milice rebelle, et a demandé que cette réserve soit consignée au procès-verbal de la séance.