Sénégal: Structuration de l'économie sociale et solidaire - Le rôle des femmes mis en exergue

Dakar — La présidente exécutive de l'ONG Solidarité Active, Mame Diarra Ndiaye Sobel, a plaidé, lundi, à Dakar, pour une reconnaissance de l'apport des femmes dans la structuration d'une économie sociale solidaire "forte et durable".

"Sans les femmes, il n'y aura pas d'économie sociale et de solidarité forte, durable et transformative en Afrique", a-t-elle déclaré, à l'ouverture d'un pré-forum des femmes, organisé en prélude au Forum africain de l'économie sociale et solidaire qui se tient du 7 au 9 juillet.

Les femmes "ne sont pas seulement bénéficiaires" de l'économie sociale et solidaires, elles sont aussi "actrices, productrices transformatrices, elles sont organisatrices de solidarité locale et porteuses d'innovation sociale, économique et communautaire", a indiqué Mme Ndiaye, également coordonnatrice de ce pré-forum.

Les femmes portent "une vision et un plaidoyer", a insisté la présidente de l'ONG Solidarité Active, en présence de la ministre de la Promotion de la femme, de l'Intégration de la femme au développement et de l'Economie informelle de la République du Congo, Inès Nefer Ingani.

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"Nous sommes ici pour plaider, pour construire. Nous sommes surtout ici pour faire reconnaître la place déterminante des femmes dans l'avenir économique de notre continent", a-t-elle soutenu.

Elle a déploré le fait que malgré "une contribution majeure", la voix des femmes reste encore "insuffisamment prise en compte" dans les espaces de décision.

"Leurs expériences sont encore trop décapitalisées, leurs besoins réels ne sont pas toujours traduits en politiques publiques structurantes et leur potentiel économique est encore trop souvent enfermé dans des approches de micro-projets", a-t-elle regretté.

Un plaidoyer lié au thème choisi pour ce pré-forum portant sur le renforcement du pouvoir économique des femmes en Afrique.

"Ce thème ne se limite pas à une question de justice sociale ou d'équité entre les femmes et les hommes. Il constitue un véritable impératif de développement, de stabilité et de transformation économique de notre continent, car en Afrique, la majorité des acteurs de l'économie informelle sont des femmes", a fait observer Inès Nefer Ingani.

Les femmes "cultivent nos terres, transforment nos produits agricoles, animent les marchés, créent des coopératives, développent des activités artisanales, assurent le commerce de proximité et portent une grande partie de l'économie familiale", a relevé la ministre de la Promotion de la femme, de l'Intégration de la femme au développement et de l'Economie informelle de la République du Congo.

"Cependant, a poursuivi Inès Nefer Ingani, leurs contributions considérables restent encore insuffisamment reconnues, valorisées et soutenues", alors que l'autonomisation économique des femmes constitue l'un des investissements "les plus rentables" pour les Etats nos États.

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