Togo: Des points noirs d'inondation identifiés, des interventions rapides en vue

Dans la lutte contre les inondations, notamment dans le Grand Lomé, des interventions rapides sont annoncées par le gouvernement au niveau d'un certain nombre de « points noirs » identifiés par les services compétents.

Dans la commune du Golfe 1, par exemple, le constat est plus préoccupant à Akodessewa, où d'importantes stagnations d'eau persistent, augmentant les risques sanitaires et les désagréments pour les populations. Le canal de décharge du 4ème Lac avait connu un débordement au moment des pluies ; mais, par la suite, le niveau d'eau a complètement baissé.

Selon les responsables techniques, cette situation résulte principalement d'un déficit d'entretien de l'ouvrage. Une équipe spécialisée a été immédiatement mobilisée afin de procéder aux travaux nécessaires pour rétablir un écoulement normal des eaux.

Un peu plus loin, vers Kagnikopé et Kagomé, d'importantes quantités de déchets d'huiles à moteur résultant des vidanges des camions gros porteurs sont déversées dans le canal installé le long du tronçon pour favoriser l'écoulement des eaux pluviales.

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Dans le Golfe 6 (Baguida et Dévégo), une zone est entièrement submergée. Les équipes techniques ont affirmé avoir pris des mesures pour améliorer le système de drainage afin de diriger les eaux stagnantes vers le bassin du Zio, une mesure destinée à limiter les risques d'aggravation des inondations dans ce secteur particulièrement vulnérable.

C'est un peu le bilan de la nouvelle sortie effectuée dimanche par le ministre délégué chargé de l'Eau et de l'Assainissement, afin d'identifier les zones critiques et de renforcer les interventions engagées dans le cadre de la gestion post-inondation.

Pour le cas de la commune du Golfe 1 notamment, le gouvernement a interpellé les autorités municipales.

« Il faut prendre des dispositions pour nettoyer ce canal d'écoulement aussi rapidement que possible afin que ces déchets ne se retrouvent pas dans la mer et ne la polluent pas », a lancé Séna ALIPUI.

Cette nouvelle descente illustre la volonté du ministère de privilégier une gestion de proximité, fondée sur l'observation directe des réalités du terrain et une réponse rapide aux situations d'urgence. Elle s'inscrit dans le cadre des mesures prises par le ministère délégué chargé de l'Eau et de l'Assainissement pour faire face aux conséquences des récentes inondations qui ont affecté plusieurs quartiers de Lomé.

Sous l'impulsion du Président de la République, le gouvernement maintient une forte mobilisation afin de limiter les impacts des intempéries et de protéger les populations. Les interventions sont conduites en étroite collaboration avec le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Urbanisme, l'Agence nationale de la protection civile (ANPC), l'Agence nationale d'assainissement et de salubrité publique (ANASAP), les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs organisations humanitaires.

« L'objectif du gouvernement est d'assurer une assistance rapide aux ménages sinistrés dans les zones impactées, et de mettre en place des solutions urgentes afin de prévenir de nouvelles situations d'inondation », a souligné Séna ALIPUI.

Le déclenchement du plan ORSEC vient renforcer cette coordination nationale en facilitant le déploiement des moyens humains et matériels nécessaires. Au-delà des opérations d'urgence, cette dynamique traduit la volonté des autorités de consolider durablement les infrastructures d'assainissement afin de rendre Lomé plus résiliente face aux conséquences des fortes pluies.

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