Le ministre en charge des Transports, Josué Rodrigue Ngouonimba, a échangé, le 6 juillet à Brazzaville, avec les représentants des organisations syndicales des administrations placées sous sa tutelle. Cette première rencontre vise à instaurer un cadre permanent de concertation pour renforcer le dialogue social, améliorer la gouvernance des établissements publics et préserver un climat social apaisé.
Le ministre des Transports entend faire du dialogue social un levier de performance et de stabilité. À cet effet, il a reçu tour à tour les représentants syndicaux du Conseil congolais des chargeurs (CCC), de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac), de la Marine marchande, du Port autonome de Pointe-Noire (Papn), du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) ainsi que d'autres structures relevant de son département.
Dans son mot marquant l'ouverture de cette série d'audiences, Josué Rodrigue Ngouonimba a salué la disponibilité des partenaires sociaux, rappelant qu'ils sont des acteurs incontournables en raison de leur proximité avec les réalités du terrain. « Notre ambition est de renforcer un dialogue social permanent fondé sur l'écoute, le respect mutuel et la responsabilité », a-t-il déclaré.
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Cette démarche, a-t-il dit, permettra d'améliorer la performance des établissements publics sous tutelle, de préserver un climat social apaisé et d'accompagner le développement du secteur des transports. Le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba a assuré que les préoccupations des syndicats seront examinées dans un esprit d'ouverture et de recherche de solutions, tout en appelant les fédérations et confédérations syndicales à accompagner cette dynamique afin de promouvoir une gouvernance plus efficace et un climat social serein.
À l'issue des échanges, les représentants des organisations syndicales ont salué cette initiative, qu'ils considèrent comme un signal fort en faveur de la relance du dialogue social. Sylvère Audrey Ossoubetoumba, secrétaire à l'organisation et à la mobilisation du Syndicat professionnel de la Marine marchande, a indiqué que pour leur compte les discussions ont porté sur le renforcement du dialogue social, l'amélioration des performances des administrations et les difficultés liées à la gestion administrative, financière et sociale. « Nous avons senti chez le ministre une réelle volonté d'écouter les partenaires sociaux et de travailler avec eux », a-t-il affirmé.
Les représentants du Papn, du CFCO, du CCC, de l'Anac, des transports terrestres et de la Marine marchande ont également présenté leurs principales préoccupations ainsi que les dysfonctionnements observés dans plusieurs administrations, notamment en matière de gestion administrative, financière et sociale .
Au nom du CFCO, Georges Mabondzo, représentant du Syndicat des cheminots du Congo, a rappelé que les agents cumulent quarante-quatre mois d'arriérés de salaires. Il a aussi évoqué le plan de sortie de crise élaboré à Pointe-Noire, destiné à financer la réhabilitation de l'outil de travail et l'amélioration des conditions sociales des agents. Selon lui, le ministre a assuré suivre de près ce dossier et a réaffirmé sa volonté d'accompagner les actions engagées afin de permettre au CFCO de retrouver progressivement un fonctionnement normal. Il a également invité les cheminots à préserver leur outil de travail.
Cette rencontre traduit la volonté des pouvoirs publics d'institutionnaliser le dialogue social comme un instrument de prévention des conflits et d'amélioration de la gouvernance au sein des administrations du secteur des transports.