Les rencontres cinématographiques de Bizerte, prévues du 7 au 12 juillet 2026, ont été officiellement reportées à la mi-août. Ce festival, reconnu pour son rôle dans la défense du cinéma indépendant engagé et la mémoire culturelle , se heurte à des obstacles institutionnels qui interrogent sur l'avenir des initiatives culturelles tant dans les régions que dans tout le pays.
Un festival reconnu, mais suspendu
Depuis 2012, l'Association Bizerte Cinéma s'est imposée comme un acteur incontournable de la scène culturelle tunisienne. Ses Rencontres Cinématographiques de Bizerte ont su, au fil des onze précédentes éditions, fédérer cinéphiles, intellectuels et jeunes talents autour d'un cinéma indépendant, exigeant et engagé. Malgré des moyens limités, l'association a bâti une réputation durable, saluée aux niveaux national et international.
Prévue initialement du 7 au 12 juillet 2026, la 12ème édition consacrée au thème "Cinéma et mémoire" devait offrir une programmation fidèle aux valeurs du festival. Or, des contraintes administratives et institutionnelles inédites ont compromis l'organisation. Face à ces obstacles, les responsables ont choisi de reporter la manifestation à la mi-août, refusant de sacrifier la qualité des oeuvres et des débats.
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Un report qui interroge
La décision, qualifiée de "choix de responsabilité", soulève une question centrale : pourquoi un événement culturel reconnu et soutenu par les intellectuels se heurte-t-il à de telles entraves ? L'association dénonce une situation "incompréhensible et arbitraire", reflet d'un processus plus large de désertification culturelle.
Malgré ce revers, l'Association Bizerte Cinéma réaffirme sa mission : défendre les droits culturels, la liberté de création et une culture indépendante, accessible à tous.
Elle remercie ses partenaires, artistes et fidèles spectateurs pour leur confiance et promet d'exposer prochainement les raisons précises de ce report lors d'une rencontre publique.