En Côte d'Ivoire, les résultats du baccalauréat 2026 sont tombés ce lundi 6 juillet : le taux de réussite s'établit à 40,6%, soit une légère hausse de 0,45 point par rapport à 2025. Mais cette petite progression cache mal une réalité : près de six candidats sur dix n'ont pas décroché leur diplôme. Que révèlent ces résultats sur l'état du système éducatif ivoirien ? Réponses auprès de certains de ses acteurs.
Sur plus de 300 000 candidats ayant composé cette année en Côte d'Ivoire, seuls quatre sur dix ont décroché leur baccalauréat. Et, parmi les admis, plus de trois-quarts proviennent de la série scientifique C.
« Notre objectif, ce sont des bonds qualitatifs »
Pour la Directrice des examens et concours (Deco), cette légère progression confirme la stabilité observée ces dernières années. Même si les ambitions vont bien au-delà, souligne Kadidiata Diarra : « C'est le signe manifeste d'une constante dans les résultats depuis deux ans. Ces légères hausses sont bonnes à prendre. Mais ce n'est pas l'objectif final. Notre objectif, ce sont des bonds qualitatifs. »
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Pour le Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d'Ivoire (Syneci), ces résultats sont surtout le symptôme de difficultés plus profondes. Le Syneci pointe notamment des effectifs pléthoriques, un déficit de matériel pédagogique, et surtout le manque d'enseignants dans certaines disciplines.
Déficit d'enseignants
Ekoun Kouassi, son Secrétaire général national, assure : « Vous pouvez avoir des élèves de 6e à la classe de 4e qui n'ont pas de professeur de mathématiques et de physique. Un enfant qui pendant 3 ans n'a pas fait de cours de maths et de physique, ça va rejaillir sur son second cycle. Tout ça concourt à ces taux de réussite que nous connaissons. »
Pour tenter de réduire le déficit d'enseignants, particulièrement dans les disciplines scientifiques, le gouvernement a annoncé en mars dernier le recrutement de 2 000 professionnels.