Sénégal: L'industrialisation verte peut générer des gains de 10 à 25 % d'énergie dans l'agroalimentaire

Dakar — L'adoption de l'industrialisation verte dans la transformation agroalimentaire par le Sénégal peut générer 10 à 25 % de gains d'efficacité énergétique pour les petites et moyennes entreprises (PME), indique une étude dont les résultats ont été rendus publics mardi.

Menée avec le Bureau de mise à niveau (BMN) et l'African Climate Foundation, l'étude souligne que cette transition "est cruciale pour réduire les coûts et renforcer l'autonomisation économique des femmes entrepreneures face aux défis climatiques".

Intervenant à la présentation du document, le consultant et auteur de l'étude, Mohamed Moussa Sy, a insisté sur les recommandations de l'étude mettant l'accent sur "la création de financements adaptés, l'intégration dans les agropoles et le renforcement des capacités techniques pour la gestion d'équipements durables".

"L'accompagnement des femmes est très nécessaire parce que le secteur agro-alimentaire a un impact extrêmement important dans l'économie du pays", a-t-il soutenu, appelant à mettre en place "des dispositifs d'accompagnement des femmes dans les agropoles, mais en les amenant véritablement vers l'industrialisation".

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Les femmes représentent 73 % des effectifs de la transformation agroalimentaire

Le consultant estime qu'on ne peut pas parler aujourd'hui de l'industrialisation verte "sans un accompagnement des femmes vers un accès à l'équipement".

Il suggère "un renforcement des capacités" et explique que "les équipements verts nécessitent de la technicité".

"Les résultats montrent un déficit de compétences chez les femmes. Il est impératif de renforcer leurs capacités en gestion et entretien des machines, tout en les guidant dans le choix d'équipements adaptés et de fournisseurs fiables", a-t-il dit.

"Cette étude menée auprès de 122 entreprises dans 12 régions du Sénégal révèle que les femmes représentent 73 % des effectifs et 96,7 % des répondants, confirmant leur rôle central dans l'innovation et la transformation agroalimentaire", a souligné la directrice générale du BMN, Fatou Dyana Ba.

"Malgré leur volonté d'investir, ces entrepreneures butent sur des obstacles structurels comme les délestages électriques et le déficit de financements verts", a-t-elle déploré, insistant sur les recommandations de l'étude, selon lesquelles il est possible d'y remédier par "le déploiement du solaire et de l'efficacité énergétique".

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.