Madagascar: La coupe-coupe est pleine

La borne est dépassée. Avec une dizaine d'annonces de disparitions d'enfants par jour dont certains sont retrouvés morts et mutilés, Il faut absolument prendre le fléau à bras le corps. Qu'il s'agisse de déstabilisation politique, d'installation d'une psychose ou d'autre chose, que les forces de sécurité montrent pour une fois qu'elles servent bel et bien à protéger les personnes et leurs biens.

Il s'agit maintenant d'agir et non plus de réagir après tous ces crimes commis gratuitement. On aimerait bien revoir la belle solidarité des forces de sécurité qui quadrillaient toute la ville et ses arcanes pour juguler les manifestations politiques. C'est le moment ou jamais de refaire la même démonstration de force. On a entendu les déclarations du Premier ministre et des principaux responsables de la sécurité et de la justice. Le dénominateur commun de leurs discours est « nous ne montrons la moindre tolérance contre les auteurs de ces crimes ». Les beaux discours c'est bien et on les a entendus maintes et maintes fois lorsque la sécurité, la circulation, l'ordre public, la sûreté de l'État sont secoués. Mais ils ne durent que le temps d'une déclaration.

L'annonce des « opérations coup de poing, des contrôles policiers, des patrouilles... » n'a jamais été instaurée de manière permanente et n'a jamais pu extirper le mal à sa racine. Les intentions n'ont jamais valu les faits. Les viols, les braquages, les kidnappings, les meurtres, les cambriolages font partie du quotidien de la population.

Les déclarations et les bonnes intentions sont loin de rassurer la population.

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Contrôler les voitures à vitres fumées après les avoir laissées entrer et permises de circuler ressemble à une tâche impossible d'autant plus que la majorité appartiennent aux autorités. Quand on connaît le passe-droit qu'on leur accorde, on doute que la mesure soit efficace.

C'est une véritable politique de sécurité et de protection de la population qu'il faut établir quitte à en faire une loi. Réagir et montrer ses muscles n'ont jamais fait peur aux malfaiteurs. C'est d'autant plus vrai que, la plupart du temps, on réduit l'affaire à une question politique et on cherche des boucs émissaires pour apaiser l'opinion.

Mais le fait que le mal perdure montre qu'il y a eu une erreur de casting et que les vrais coupables n'ont jamais été inquiétés. Qui vivra verra.

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