Uíge — La province d'Uíge a enregistré, au premier semestre de cette année, 5 536 cas de grossesses précoces, contre 6 449 cas notifiés en 2025 à la même période, a annoncé, à la presse, la responsable du Bureau provincial de santé publique, Teresa Valentim.
La responsable a fait cette annonce en marge d'un atelier provincial sur le mariage d'enfants et les grossesses chez les adolescentes, organisé les 5 et 6 juillet, dans la ville d'Uíge.
Selon Teresa Valentim, malgré la baisse du nombre de cas, la grossesse chez les adolescentes reste un défi majeur pour la santé publique et la protection sociale. Ayant ainsi souhaité que soient renforcés les moyens préventifs et la sensibilisation au sein des communautés.
Elle a insisté sur la nécessité d'intensifier les campagnes éducatives dans les écoles, les églises et autres espaces de concentration de la population, afin d'améliorer l'accès des adolescents à l'information sur la santé sexuelle et reproductive et de réduire les risques liés aux grossesses précoces.
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En outre, la responsable a appelé à l'implication permanente des familles, des autorités scolaires et locales dans la promotion de comportements responsables et la protection des jeunes filles.
À cette occasion, la directrice nationale de l'équité et de l'égalité des genres, Joana Quintas, a fait savoir que cet atelier s'intègre dans les actions du Gouvernement angolais basées sur la promotion de l'égalité des genres, la prévention des violences sexistes et la protection des droits des femmes, des enfants et des adolescents.
Elle a martelé que la lutte contre le mariage d'enfants et les grossesses précoces, exige l'implication des autorités traditionnelles, des chefs religieux, des organisations de la société civile et des activistes communautaires.
La directrice a fustigé ces pratiques antisociales, car elles compromettent la scolarisation des filles et leur vie future dans la société.
Organisé par le Ministère de l'Action sociale, de la Famille et de la Promotion de la femme, par l'intermédiaire de la Direction nationale pour l'équité et l'égalité des genres, l'atelier a réuni des membres du gouvernement provincial, des autorités traditionnelles et ecclésiastiques, des activistes sociaux et des adolescents.
Le workshop a pour objectif de former les activistes et les animateurs communautaires sur des questions liées au genre, à la violence sexiste, à la planification familiale, au VIH/sida et aux techniques de sensibilisation communautaire, dans le cadre de la prévention du mariage pour enfants et la grossesse chez les adolescentes.