Luanda — La ministre de l'Action sociale, de la Famille et de la Promotion de la femme, Ana Paula do Sacramento Neto, a affirmé ce jeudi à Luanda que la pleine participation des femmes aux instances décisionnelles est une condition indispensable à la consolidation de la paix, de la démocratie et d'un développement inclusif en Afrique.
La gouvernante a fait cette déclaration à l'ouverture du IIe Forum international des femmes pour la paix et la démocratie, qui se tient dans la capitale angolaise sous le thème « Transformer l'Afrique : autonomiser les femmes et les diriger pour une paix et une croissance inclusive du continent ».
À cette occasion, elle a déclaré que la paix ne se limite pas à l'absence de conflit armé, mais elle se construit jour après jour grâce à la justice, l'inclusion, le dialogue et l'égalité des chances.
Selon la ministre, le leadership féminin n'est plus une simple aspiration, mais un enjeu stratégique dans l'édification de sociétés plus stables et démocratiques.
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Ana Paula do Sacramento Neto a souligné que, tout au long de l'histoire, les femmes africaines ont joué un rôle déterminant dans la médiation des conflits, la reconstruction des communautés, l'éducation des nouvelles générations et le dynamisme des économies locales, même si cette contribution n'a pas toujours été reconnue à sa juste valeur.
Elle a estimé que valoriser le leadership des femmes est un acte de justice, que promouvoir leur participation est un impératif démocratique et qu'investir dans leur autonomisation économique constitue une décision stratégique pour le développement.
La ministre a également affirmé que l'Afrique a l'opportunité de consolider un nouveau modèle de développement fondé sur la paix, la bonne gouvernance, l'intégration régionale et la valorisation du capital humain.
Elle a insisté sur le fait que les femmes doivent être au coeur des processus de décision, de médiation, d'innovation et de leadership, car leur participation renforce les institutions, accroît la résilience des communautés, consolide la démocratie et favorise la paix.
Lors de son intervention, elle a exhorté les participants à traduire les engagements internationaux et africains en politiques publiques efficaces, capables de produire des résultats concrets au bénéfice des populations.
La gouvernante a également exprimé l'espoir que ce forum contribuerait à renforcer la coopération entre les États et les institutions africaines, ainsi qu'à formuler des propositions susceptibles d'influencer les politiques publiques en faveur de la paix, de la démocratie, de l'égalité des sexes et du développement durable.
En conclusion, elle a déclaré que le progrès de l'Afrique repose sur sa capacité à investir dans le talent, l'intelligence et le leadership des femmes, soulignant que « lorsque les femmes progressent, la paix progresse ; lorsque la paix est consolidée, la démocratie est renforcée ; et lorsque la paix, la démocratie et le développement vont de pair, le continent africain progresse ».