Au dernier décompte, selon les autorités sanitaires, l'épidémie d'Ebola a fait 625 morts pour 1 792 cas confirmés. L'épidémie se propage d'ailleurs plus rapidement que toutes les précédentes, selon Africa CDC. À l'Est, en Ituri, une zone de santé concentre aujourd'hui l'inquiétude des autorités sanitaires plus que toute autre. Selon l'Institut national de santé publique, c'est à Nizi, à une dizaine de km de Bunia, que la maladie à virus Ebola progresse aujourd'hui le plus vite.
Le constat de l'Institut national de santé publique est sans ambiguïté, même s'il reste peu détaillé. Dans son dernier rapport, il écrit noir sur blanc qu'à Nizi, l'épidémie progresse actuellement plus rapidement que dans les autres zones de santé de l'Ituri, la province la plus touchée du pays.
Un autre chiffre, en revanche, donne une mesure concrète de la tension à Nizi. Sur les neuf décès enregistrés mardi dernier dans les centres de traitement de toute l'Ituri, quatre l'ont été à Nizi, davantage que dans n'importe quel autre centre de la province, devant Bunia, qui en comptait deux.
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Ce diagnostic n'est pas totalement une surprise. Fin juin, une mission de l'Organisation internationale pour les migrations s'était rendue sur place, l'une des quatre évaluations de besoins menées cette semaine-là en Ituri, aux côtés de Nia-Nia, Kasindi et Bunagana.
Ses conclusions recommandaient de former les agents de santé communautaires à la surveillance à base communautaire et appelaient à des interventions renforcées dans plusieurs secteurs à la fois.
Nizi fait aujourd'hui partie des cinq zones de santé les plus affectées de l'Ituri, aux côtés de Bunia, Rwampara, Mongbwalu et Nyankunde. Ensemble, ces cinq zones concentrent environ 84 % des cas recensés dans la province, et plus de 76 % des cas au niveau national.