Centrafrique: Des documents sensibles volés lors d'un cambriolage au Conseil constitutionnel

Balance de Justice

En Centrafrique, le bâtiment du Conseil constitutionnel a été cambriolé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet à Bangui. Le bureau de la vice-présidente de l'institution, Sylvie Naïssem, a été saccagé et plusieurs ordinateurs ont été emportés. Ce cambriolage intervient dans un contexte de contentieux électoraux après la proclamation des résultats du second tour des élections législatives et des partielles, alors que le pays se prépare à un nouveau scrutin dans les circonscriptions où le vote a été annulé.

Les malfaiteurs auraient emporté une somme d'argent, des effets personnels, quatre ordinateurs, des clés USB et des disques durs externes contenant des informations sensibles liées aux opérations électorales en cours.

Sylvie Naïssem, vice-présidente du Conseil constitutionnel en Centrafrique - dont le bureau a été cambriolé -, se dit particulièrement préoccupée : « Arrivée sur les lieux, j'ai constaté que non seulement le bureau avait été cambriolé, mais qu'il avait aussi été saccagé, vandalisé. Ce qui retient un peu l'attention c'est que, en fait, nous sommes au nombre de onze juges constitutionnels. Et c'est précisément mon seul bureau qui a été cambriolé, souligne-t-elle. [...] Là, je me pose la même question que vous... »

« Des supports informatiques emportés »

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Pourquoi ce cambriolage ? Et pourquoi seulement dans le bureau de la vice-présidente de l'institution ? S'agit-il d'une manoeuvre visant à manipuler les résultats ou à dissimuler d'éventuels litiges en cette période électorale ? L'affaire soulève de nombreuses interrogations, d'autant plus que le bâtiment est placé sous protection armée. « Il y a un dispositif sécuritaire qui est assez musclé, explique encore Sylvie Naïssem. Comment se fait-il que les cambrioleurs puissent avoir accès à mon bureau alors qu'il y a un dispositif sécuritaire assez impressionnant ? Les supports informatiques ont été emportés et, avec eux, toutes les conséquences que cela implique ».

Une enquête judiciaire a été ouverte.

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