Luanda — La vice-présidente de la République, Esperança da Costa, s'est entretenue jeudi, à Luanda, avec l'envoyée spéciale de l'Union africaine (UA) pour les Femmes, la Paix et la Sécurité, Liberata Mulamula, sur les questions liées à la ratification de la Convention africaine sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles.
À l'issue de l'audience que lui a accordée la vice-présidente, en marge du IIe Forum international de la Femme pour la Paix et la Démocratie, Liberata Mulamula a appelé l'Angola à devenir le premier pays à ratifier cet instrument juridique adopté par l'Union africaine.
La responsable a souligné que cette convention renforce la protection des victimes, responsabilise les auteurs de violences et intensifie la lutte contre l'impunité sur le continent africain.
Elle a rappelé que cet instrument a été signé par les chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine durant la présidence tournante de l'Angola à la tête de l'organisation, exercée par le Président João Lourenço jusqu'en février 2026.
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La responsable a expliqué que la convention ne se limite pas à la prévention et à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, mais qu'elle établit également des mécanismes de protection des survivantes ainsi que de responsabilisation des auteurs de ces actes.
À cette occasion, Liberata Mulamula a salué le rôle du Président João Lourenço en tant que Champion de l'Union africaine pour la Paix et la Réconciliation en Afrique.
L'envoyée spéciale a également mis en exergue les progrès accomplis par l'Angola dans la promotion de la participation des femmes aux postes de décision, soulignant le nombre élevé de femmes occupant des fonctions de direction au sein de l'administration publique.
Elle a, par ailleurs, exprimé sa gratitude au Gouvernement angolais pour son soutien à l'organisation du IIe Forum international de la Femme pour la Paix et la Démocratie, qui se tient à Luanda sous le thème : « Transformer l'Afrique : autonomiser les femmes dans le leadership pour la paix et la croissance inclusive du continent ».