Luanda — Les participantes au IIe Forum international de la Femme pour la Paix et la Démocratie ont plaidé, jeudi à Luanda, pour une plus grande coordination entre les gouvernements, les organisations et la société civile afin de renforcer le leadership des femmes dans la consolidation de la paix.
Au cours des sessions thématiques organisées lors de la première journée de la rencontre, l'ambassadrice d'Angola en Italie, Josefa Sacko, a affirmé que le succès de l'Agenda Femmes, Paix et Sécurité repose sur trois piliers fondamentaux, à savoir la coopération institutionnelle, la responsabilisation des États et l'investissement durable.
La diplomate a estimé indispensable de promouvoir une action coordonnée entre l'Union africaine, les communautés économiques régionales, les gouvernements, la société civile et les partenaires au développement.
De son côté, la promotrice du Réseau des Femmes Leaders Africaines, Bineta Diop, a déclaré que la prochaine décennie de l'Agenda Femmes, Paix et Sécurité exige une approche plus globale, capable de répondre aux défis géopolitiques, économiques et sociaux auxquels le continent est confronté.
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À cet effet, Bineta Diop a préconisé la mise en place d'une « infrastructure féminine pour la paix », fondée sur les piliers de la prévention, de la participation et de la protection, afin d'assurer une présence plus effective des femmes dans les processus de médiation, de recherche, de renseignement, de négociation et de prise de décision.
Pour sa part, l'ambassadrice de l'Union africaine auprès des États-Unis d'Amérique, Constância Gaspar, a souligné que le continent dispose d'une base institutionnelle solide pour accélérer la mise en oeuvre de l'Agenda Femmes, Paix et Sécurité. Elle a toutefois averti que le véritable défi réside dans la volonté politique, le financement durable et la mise en place de partenariats stratégiques.
Elle a indiqué que des engagements concrets et des actions prioritaires devraient émerger de ce forum afin d'accélérer le leadership, la participation et l'inclusion des femmes, dans le but de garantir une paix durable et un développement soutenable en Afrique à l'horizon 2035.