Calumbo — Neuf cent quatre-vingt-quatre plaintes de violence envers l'enfant sont enregistrés chaque semaine dans l'ensemble du pays, par SOS Enfant de l'Institut National de l'Enfance (INAC), à travers la ligne d'assistance téléphonique 15015, avec un accent particulier sur le cas de travail des enfants et de fuite de la paternité.
En 2025, cette même institution chargée de garantir la protection des mineurs, a confirmé plus de 26 000 cas, dont 7 083 cas de fuite de la paternité.
Ces données ont été présentées aujourd'hui par le superviseur de SOS Enfant, Euclides Filipe, via la ligne d'assistance téléphonique 15015, lors du IIIe Symposium national sur l'enfance - Angola 2026, qui s'est tenu dans la municipalité de Calumbo, province d'Icolo e Bengo, dans le cadre des célébrations du mois de l'enfance.
Le superviseur a indiqué que le nombre de plaintes est en augmentation en raison des grandes campagnes de sensibilisation auprès de la population et d'autres actions menées par l'INAC et ses partenaires dans les écoles, les églises et les médias.
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Il a ajouté que les autres cas signalés portent sur les abus sexuels, la vulnérabilité sociale, la sorcellerie, l'abandon d'enfants, la violence physique et psychologique, entre autres.
Dans ce cadre, le responsable a exhorté les enfants à avoir du courage et à révéler tous les cas de violence dont ils sont victimes, en insistant sur les abus sexuels, car ceux-ci ont des répercussions graves sur la santé mentale et le système nerveux, comme des difficultés de concentration et d'apprentissage.
Lors de son intervention au panel intitulé « Panorama national de la protection de l'enfance en Angola : progrès, défis et perspectives », Euclides Filipe a indiqué que sur les plaintes enregistrées par SOS Enfant, 163 concernaient le travail des enfants et 150 la fuite de la paternité dans les provinces de Luanda et de Benguela.
De son côté, le président de l'Association Amigos da vida (Les Amis de la viie), Noé Mateus, a déclaré que la violence envers l'enfant est un phénomène qui menace le développement de milliers de mineurs, d'où la nécessité d'une nette collaboration institutionnelle et une réponse plus ferme de l'État face à ces pratiques criminelles.
La protection de l'enfant, en plus d'être une priorité du gouvernement, devrait également intéresser l'ensemble de la société, car un pays qui ne protège pas ses enfants compromet son propre avenir.
Le symposium, organisé dans le cadre des célébrations du mois de l'enfant, a réuni des représentants d'INAC, de l'éducation et de la santé, des chefs religieux et d'autres invités qui ont analysé des sujets tels que le décrochage scolaire, le mariage d'enfants, la vulnérabilité sociale et les réponses intégrées à la protection de l'enfance, l'abus sexuel sur l'enfant, l'environnement numérique et la pornographie infantile, entre autres. EPP/DJ/AJQ/DF/LUZ