Luanda — La ville de Luanda accueille samedi un festival de Kizomba pour célébrer le dépôt de la candidature de ce style de danse et de ce genre musical en vue de sa reconnaissance par l'UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
Cette initiative, qui réunira sur une même scène les artistes angolais Cristo, Robertinho, Mona Nicastro et Léo Príncipe, ainsi que les musiciens internationaux Gama, Nando Cruz, Tanya St-Val et Kayha, vise à mettre en lumière la dimension culturelle et universelle de la Kizomba.
Lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Luanda, le promoteur de l'événement, Nuno Master, a qualifié la reconnaissance et la préservation de la Kizomba, l'un des principaux symboles de l'identité culturelle angolaise, d'étape historique.
Il a déclaré que le festival revêt une importance particulière cette année, car il coïncide avec un moment historique pour la culture angolaise, concrétisé par le dépôt officiel de la candidature de la Kizomba auprès de l'UNESCO.
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Selon le représentant officiel, c'est l'occasion de célébrer un genre musical qui a transcendé les frontières nationales et est devenu une référence internationale en musique et en danse, tout en conservant ses racines profondément ancrées dans l'histoire et l'identité du peuple angolais.
Il a précisé que le festival vise à rassembler artistes, danseurs, chercheurs, promoteurs culturels et passionnés de kizomba pour une grande célébration de la culture nationale.
« Cet événement renforcera la prise de conscience de la nécessité de préserver et de transmettre ce genre aux nouvelles générations », a-t-il souligné.
Pour Nuno Master, la présence d'artistes internationaux témoigne du rayonnement mondial de la kizomba et de la reconnaissance croissante de son influence dans la promotion des échanges culturels entre les peuples.
Il a également indiqué que la candidature soumise à l'UNESCO représente une étape importante vers la reconnaissance internationale de la kizomba, permettant de renforcer les mécanismes de sauvegarde, de recherche, de promotion et de valorisation de ce patrimoine culturel.
Il a ajouté que l'objectif est d'étendre le projet à d'autres provinces et a lancé un appel au soutien des entreprises publiques et privées pour concrétiser cet objectif.
Le musicien capverdien Nando Cruz a déclaré que la reconnaissance du style kizomba témoigne d'un véritable engagement de l'État angolais, mais qu'il appartient à tous, des organisateurs d'événements au grand public, d'assurer la préservation de ce style.
Parallèlement, le musicien Gibson, originaire de Sao Tomé-et-Principe, a affirmé que l'initiative de reconnaître le style kizomba comme patrimoine culturel immatériel est positive, car elle valorise la culture angolaise en particulier et la culture africaine en général.
Le festival vise à offrir un espace de célébration de la culture angolaise et à mettre en lumière le kizomba comme un élément fédérateur de l'identité nationale, au moment même où le pays intensifie ses efforts pour obtenir la reconnaissance de ce genre musical comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité.