Togo: Limiter le risque d'un investissement peu productif

10 Juillet 2026

Le Projet d'amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain (PASH-MUT), doté d'un budget de 100 millions de dollars décaissé par la Banque mondiale, a été mis en veilleuse.

Une décision prise d'un commun accord entre le gouvernement et la BM.

Le programme devait répondre aux besoins croissants en eau potable dans le Grand Lomé : extension des réseaux de distribution, construction d'infrastructures hydrauliques, amélioration de l'assainissement, renforcement des performances de la Société Togolaise des Eaux (TdE).

Mais sa mise en oeuvre s'est heurtée à plusieurs obstacles. Des procédures de passation des marchés ont été contestées, des contrats remis en cause après vérifications, et des difficultés de gouvernance ont freiné le rythme d'exécution. Résultat : après trois ans, le taux de décaissement plafonne à 9 %.

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« Dans un contexte de ressources budgétaires limitées et d'endettement maîtrisé, l'enjeu n'est pas seulement de mobiliser des financements, mais surtout de s'assurer que chaque franc emprunté produise un impact réel sur le développement », explique-t-on de source officielle.

Les 100 millions de dollars accordés par la Banque constituent un prêt, pas un don.

Les autorités ont préféré couper court plutôt que de continuer à mobiliser des moyens sans garantie de résultat.

« La clôture anticipée du projet est le résultat d'un arbitrage visant à limiter le risque d'un investissement peu productif », précisent les autorités.

L'efficacité de la dépense publique compte désormais autant que le volume des financements obtenus.

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