Maroc: Chapeau les gars !

Parlons-en maintenant que les esprits se seraient plus ou moins calmés...

De ce fameux dernier match qui, aussi paradoxal soit-il, aura suscité plus de réactions que tout un parcours.

Procédons par raccourci pour dire d'emblée que contre la France, c'était un match sans, pour le Onze national. Et voyons voir le pourquoi et le comment.

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Les Bleus étaient en mesure de compter sur un effectif pour le moins époustouflant. Comme dirait l'autre, si le règlement le permettait, ils auraient pu aligner les titulaires en une « France A » et les remplaçants dans une « France B », il n'aurait pas été étonnant de voir l'une et l'autre en finale. Et s'ils en sont là, c'est ni plus ni moins, le fruit de longues décennies de labeur, d'un travail étudié, sérieux et se fixant des objectifs à atteindre dans les moyen et long termes. Le résultat est là.

De ce côté-ci, ce n'est pas sans une fierté légitime que nous citons l'Académie Mohammed VI. L'expérience est relativement à ses débuts. Quelques lauréats sont partis faire valoir leur talent à l'étranger, mais, il faut bien le reconnaître, très rarement dans des clubs de renommée mondiale.

Nous sommes toutefois en droit de nous féliciter de cet attachement sans faille au pays de leurs ascendants d'une belle palette de joueurs qui font aujourd'hui notre bonheur.

Il n'en reste pas moins qu'entre le niveau des joueurs de l'équipe de France et celui des nôtres, il n'y a pas photo.

Nous sommes de ce fait appelés à bosser, à trimer sans relâche pour atteindre les sommets. Sauf que l'on risque d'attendre longtemps si l'on doit compter sur ce pauvre championnat national qui est désespérément le nôtre.

Revenons à cette équipe de France et à son maître d'oeuvre, Didier Deschamps de son nom. Côté palmarès, il a à son actif une finale à l'Euro et une coupe du monde, entre autres. Rien que ça. Mais ce qui compte le plus, c'est qu'avec tout un staff il est à la tête des Bleus depuis quatorze longues années.

Aucune comparaison avec les trois petits mois du vaillant et brave Mohammed Ouahbi.

Avec toute sa bonne volonté, sa détermination, sa compétence et son sens de la responsabilité, il a réussi à forger une équipe qui produit un jeu plaisant en plus de gagner. Lors de ce dernier Maroc-France, il aura été victime de son succès. La France a outrageusement dominé les débats en réussissant latéralement de nous empêcher de construire, de jouer carrément. C'était là la première consigne à mettre en oeuvre.

Et pour certains analystes à la noix, sans parler de ces myriades d'incultes essaimant dans les réseaux sociaux, c'était l'occasion de descendre en flammes et l'entraîneur et les joueurs de l'équipe nationale, ceux-là mêmes qui ont tenu en respect la légendaire Seleçao, battu l'Ecosse et Haïti et, dans la foulée, la Hollande et le Canada.

Rien que pour ça, nos valeureux joueurs et à leur tête le brave Simohamed Ouahbi méritent amplement nos encouragements, notre gratitude et tout notre respect.

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