À Kisangani, dans la province de la Tshopo, quatre cas confirmés ont été enregistrés après des déplacements depuis l'Ituri, épicentre de l'épidémie. Deux personnes sont décédées, deux autres sont prises en charge. Les autorités sanitaires renforcent la surveillance pour éviter de nouvelles contaminations.
Très tôt le matin, l'hôpital de Kisangani reçoit deux corps venus de Nyanya, en Ituri. Les familles les ont transportés de nuit jusqu'à la ville. Ce sont ceux de deux femmes qui travaillaient dans des carrés miniers.
L'une d'elles était enceinte. Sa famille souhaitait qu'une césarienne soit pratiquée afin de séparer le bébé de sa mère avant l'inhumation. C'est à ce moment-là que les tests confirment que les deux femmes étaient porteuses du virus Ebola.
Deux autres cas sont ensuite recensés à Kisangani. Le troisième est un patient qui s'était enfui après l'incendie d'un centre de traitement à PK50, en Ituri, une dizaine de jours plus tôt. Le quatrième est un policier contaminé à Nia-Nia avant de rejoindre la ville.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Au total, Kisangani compte quatre cas confirmés : deux décès et deux patients aujourd'hui isolés et pris en charge.
Les autorités, qui craignent de voir la maladie se répandre dans cette région voisine de l'Ituri, recherchent désormais toutes les personnes ayant été en contact avec ces quatre cas. Le ministère de la Santé indique avoir déployé l'ensemble du dispositif de riposte dans la Tshopo avec un renforcement de la surveillance, de la prise en charge et des contrôles aux points de passage pour limiter les déplacements à risque.
L'objectif est d'éviter que ces cas importés ne déclenchent une transmission locale dans cette grande ville, alors que plus de 90% des cas restent concentrés dans cinq à six zones de santé de l'Ituri.