Ile Maurice: Deux médecins portent plainte après les propos agressifs d'un patient

Une consultation médicale qui a pris une tournure inattendue. Deux médecins de l'hôpital sir Seewoosagur Ramgoolam National (SSRN), à Pamplemousses, ont porté plainte après avoir été pris à partie par un patient alors qu'ils étaient en service aux urgences, dans la soirée du jeudi 9 juillet.

Selon la déposition du premier médecin, il auscultait un patient qui s'était présenté avec des palpitations. Durant l'échange, le patient aurait adopté un comportement agressif et aurait répondu de manière rude à ses questions. Après avoir reçu un traitement préliminaire, le patient a été orienté vers le service de cardiologie pour des soins supplémentaires. Quelques minutes plus tard, il serait toutefois revenu vers le médecin et lui aurait lancé sur un ton agressif : «Ta **** marke. Pa trwa boutey monn bwar, 13 boutey monn bwar. To pe anvi ekrir, ekrir

Lorsque le médecin a demandé à son épouse de l'accompagner vers le service de cardiologie, le patient aurait répliqué : «Ki to pe koze avek mo fam? Ki to pe koze avek mo fam? Monn koz to fam-la?» Le médecin a affirmé avoir ressenti de l'humiliation, la scène s'étant déroulée devant plusieurs patients et collègues présents aux urgences.

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Un second médecin a également rapporté les faits à la police. Alors qu'il était de garde au service de cardiologie, il aurait entendu le patient jurer dans la salle des urgences : «*Bann dokter bann **.» Il se serait alors rendu sur place afin de calmer la situation et aurait invité le patient dans sa salle de consultation. Selon sa déposition, ce dernier aurait continué à tenir des propos agressifs, notamment : «Kan mo pou zwenn sa dokter ki ti pe get mwa avan-la, si mo trouv li deor mo pou maltret li.» Le patient aurait ensuite quitté la salle de consultation.

Quelques instants plus tard, alors que le médecin se trouvait dans la zone de surveillance des urgences, il aurait entendu l'homme proférer d'autres propos à son encontre tout en pointant son doigt dans sa direction.

Les deux médecins ont expliqué avoir été profondément affectés par ce qui s'était passé dans un environnement où ils assurent quotidiennement la prise en charge des patients. La salle des urgences étant équipée de caméras de surveillance, les images pourraient être examinées dans le cadre de l'enquête. Une enquête pour molesting a public officer in execution of his duty a été ouverte.

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