Afrique de l'Ouest: Biodiversité - Le Centre de coopération technique et scientifique pour l'Afrique de l'Ouest démarre ses activités

Dakar — Le Centre de coopération technique et scientifique pour l'Afrique de l'Ouest (CCTS/AO), une plateforme régionale dédiée au transfert de technologies et au partage des expériences des États en matière de biodiversité, a procédé au lancement de ses activités, lundi, à Dakar.

Le CCTS/AO appartient à 14 pays d'Afrique de l'Ouest : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

"Ce nouvel outil va booster le transfert de technologies et le partage des connaissances, selon la demande des pays membres", a expliqué Fodé Fall, le secrétaire général du ministère sénégalais de l'Environnement et de la Transition écologique.

Le CCTS/AO va aider les gouvernements des pays bénéficiaires de ses services à mettre en oeuvre leurs stratégies et plans d'action nationaux de biodiversité.

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"Sa réussite repose sur plusieurs piliers majeurs, dont l'établissement d'un cadre fédérateur favorisant la collaboration transfrontalière des chercheurs et la création d'un espace de confiance pour la libre circulation des données environnementales", a dit M. Fall, présentant le nouveau centre comme "un sanctuaire scientifique, où la recherche de pointe guidera les décisions politiques".

Les pays de la région doivent se l'approprier et en faire un "pilier stratégique" de la protection de l'environnement, selon le secrétaire général du ministère de l'Environnement et de la Transition écologique.

Jean-Marc Pisani, le chef de la délégation de l'Union européenne au SénégalJean-Marc Pisani, le chef de la délégation de l'Union européenne au Sénégal, pense que la coopération et le transfert de technologies sont devenus une nécessité en matière de politique environnementale.Les pays bénéficiaires du CCTS/AO doivent faire preuve d"'un engagement sans précédent pour freiner les dégradations environnementales", a-t-il dit en participant au lancement des activités du nouveau centre."L'urgence est d'autant plus grande que la biodiversité mondiale continue de décliner, en dépit des initiatives prises pour la préserver", a souligné M. Pisani.

Le directeur général des parcs nationaux du Sénégal, Ibrahima Guèye, s'est réjoui du lancement des activités du CCTS/AO. "Cette nouvelle structure se veut un outil stratégique pour les professionnels du secteur (l'environnement), à la disposition desquels elle mettra une plateforme d'échange de données, de renforcement des capacités et de transfert de technologies", a dit M. Guèye.

Le nouveau centre va servir à "aligner les initiatives nationales sur les standards scientifiques internationaux et à honorer les engagements pris dans le cadre de l'accord mondial de Kunming-Montréal sur la biodiversité", a-t-il ajouté lors du lancement des activités du CCTS/AO.

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