Tunisie: Lutte contre la pollution sonore - Un droit fondamental, un devoir sacré

13 Juillet 2026

Il est une mission noble que tous les Tunisiens se doivent d'assumer pleinement et volontairement: l'éradication de la pollution sonore qui rend la saison estivale invivable.

L'été constitue le moment propice pour les cérémonies de mariage causant généralement une pollution sonore assourdissante, aussi bien dans les foyers, les salles des fêtes, que sur les terrasses des appartements, sans oublier les rues qui se transforment en scènes de chants et de danses se poursuivant jusqu'aux premières heures du jour. En dépit des lois qui interdisent l'utilisations illimitée des micros hurlants et aussi des règles élémentaires du bon voisinage et du respect impérieux des personnes âgées et des malades.

La joie et le bonheur de l'union de deux êtres aimants sont, certes, légitimes, mais ils ne peuvent, en aucune manière, être accompagnés de désagréments aux dépens d'autrui. Dans la tradition islamique, il est clairement conseillé, voire ordonné expressément, de veiller à la tranquillité de son prochain.

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Les gérants des salles des fêtes sont tenus de faire respecter les lois en vigueur et de refuser les tentatives de diffuser de la musique au-delà de l'heure que permet l'autorisation accordée par la municipalité. Même si les chanteurs et les musiciens ne résistent pas, dans certains cas, aux contraintes ou aux promesses financières que leur posent ceux ou celles qui ont pris l'habitude de faire fi des règlements en se croyant au-dessus des lois et qui n'en font qu'à leur tête.

Maintenant, avec l'accès des Tunisiens à un comportement civilisé marqué notamment par le respect minutieux du droit de l'autre à une vie heureuse, il est du devoir de la justice de veiller constamment à la tranquillité de tout un chacun et de punir les fautifs à la hauteur de leurs méfaits.

Pour renforcer encore plus la mobilisation citoyenne et faire en sorte qu'elle porte ses fruits, les associations de la société civile, plus particulièrement celles prétendant défendre, bec et ongles, les droits de l'homme doivent se comporter modestement, s'occuper du phénomène et abandonner leurs discours pompeux et inacceptables sur l'immunisation et le blanchiment des extrémistes et des traîtres. Surtout ne plus s'immiscer dans les décisions judiciaires.

Toutefois, il est un devoir de saluer les efforts fournis par les structures sécuritaires conscientes, à souhait, de l'ampleur de leur mission et décidées et également déterminées à mettre un terme définitif à tous les dépassements et à toutes les dérives, d'où qu'ils proviennent.

Il n'est nullement dans notre intention de donner des leçons à quiconque, mais d'accomplir le devoir de prévention des dégâts que pourrait engendrer le relâchement, voire l'obstination de certains irresponsables à mettre des bâtons dans les roues et à faire échouer toutes les initiatives.

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