L'heure est à la mobilisation générale et à la rigueur scientifique. Face à la menace de la résurgence de la maladie à virus Ebola, le Gouvernement de la République, sous la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, a décidé de couper court à toute propagation. Pas de temps à perdre. C'est dans cette optique de haute responsabilité que le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, le Dr Samuel Roger Kamba, a effectué une descente d'urgence ce samedi 11 juillet 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. L'objectif de ce déplacement ministériel de première ligne est d'évaluer l'état de la menace après la confirmation de quatre cas positifs, verrouiller les dispositifs de surveillance épidémiologique et rassurer une population kinoise et provinciale suspendue à ses lèvres.
Accompagné du Secrétaire général à la Santé, de l'Inspecteur général ainsi que du Gouverneur de province, le patron de la Santé a immédiatement présidé une réunion de crise afin de monter une stratégie de riposte imperméable.
Loin de toute langue de bois, le Dr Samuel Roger Kamba a tenu à fixer l'opinion nationale et internationale sur l'origine exacte et l'état de ces cas détectés. Pour le Ministre, la transparence est le premier vaccin contre la panique. Il s'est ainsi exprimé devant la presse locale et nationale dans des termes qui traduisent à la fois la gravité de l'heure et la maîtrise de la situation :
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« Nous sommes ici à Kisangani avec le Gouverneur, ainsi que toute l'équipe du secteur de la santé : le Secrétaire général de la Santé et l'inspecteur général de la Santé, pour pouvoir répondre très rapidement aux quatre premiers cas de la malade à Virus Ebola. Je voudrais que la population retienne que ces cas, sont importés, ils sont tous venus de l'lturi. Mais n'empêche qu'ils se sont importés, ils sont pris en charge ici à Kisangani, donc nous considérons que cette ville est touchée par la maladie. Autant ce sont des cas importés, autant la surveillance de tous les contacts sont suivis. C'est pourquoi nous sommes ici, pour monter toute la riposte, en vue de contrôler la situation. »
Pour le Ministre de la Santé, la science et les cordons sanitaires ne peuvent réussir sans le concours direct et sans faille de la population elle-même. La riposte ne doit pas être imposée d'en haut, elle doit être vécue de l'intérieur par chaque citoyen de Kisangani. C'est le sens de son plaidoyer vibrant en faveur d'un réveil patriotique et sanitaire :
« L'idée est de demander à la population de contribuer à l'arrêt de cette maladie en signalant tous les cas symptomatiques. Toute personne qui présente de la fièvre doit être conduite au centre de santé. Ces Centres ont également été instruis que tous les cas doivent être signalés pour investigation. Et c'est l'équipe de la riposte qui verra si oui ou non il faut faire un prélèvement. Mais nous sommes ici pour sensibiliser la toute la communauté parce que la riposte doit être portée par la communauté elle-même. », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, des consignes strictes ont été transmises aux structures de santé locales. Désormais, tout cas suspect de fièvre, de diarrhée, de vomissements ou de tout autre signe s'apparentant au tableau clinique d'Ebola doit faire l'objet d'un acheminement immédiat vers la structure de santé la plus proche pour une prise en charge et des investigations biologiques urgentes.