Après la tenue du 3ème sommet du Forum sur la coopération sino-africaine, le premier lot de 38,4 tonnes de grains de café arabica burundais a été expédié avec succès vers la Chine il y a plusieurs mois. Il s'agit de la première exportation directe de grains de café burundais vers le marché chinois, marquant également un jalon important dans l'accès des produits burundais aux avantages du traitement de tarif douanier zéro à 100% des produits exportés vers la Chine.
Grâce à la politique tarifaire préférentielle accordée par Pékin, le café burundais accède directement au deuxième plus grand marché de consommation au monde. Ce progrès constitue un véritable saut signal de développement partagé : il permet non seulement de réduire considérablement les coûts douaniers et d'améliorer l'efficacité du marché, mais aussi de renforcer la durabilité et l'autonomie des exportations agricoles du Burundi.
Perspectives du renouveau économique
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Durant la même période, parallèlement, un premier vol dédié au transport de café en provenance d'Afrique a récemment atterri dans la province du Hubei (centre). L'appareil, un Boeing 777 cargo d'Ethiopian Airlines, transportait 66 tonnes de graines de café en provenance d'Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Dans le même cadre, les noix de cajou gambiens font partie des produits africains vendus en quantité en Chine grâce à la suppression des droits de douane.
Ces productions agricoles ont marqué leur entrée au marché chinois lors de la 8e Exposition internationale d'importation de la Chine (CIIE). A travers ses exportations, la Gambie capte un privilège inédit pour bâtir sa compétitivité au plan du commerce mondial et augmenter ses ressources financières pour son développement.
De même, le Bénin tire pleinement parti de la politique de droits de douane nuls de la Chine pour développer ses exportations vers la deuxième économie mondiale. Ce pays d'Afrique de l'Ouest a ainsi lancé ses premières exportations d'ananas vers le marché chinois. Une initiative qui fait suite aux accords signés en 2023 lors de la visite du président Patrice Talon à Beijing et qui devrait bénéficier à des milliers de producteurs locaux. Selon les statistiques du PACOFIDE, une initiative du gouvernement béninois visant à promouvoir le secteur agroalimentaire du pays, environ 200.000 tonnes d'ananas frais ont déjà été expédiés vers la Chine.
Piment en provenance de l'Ouganda
Dans la même dynamique de coopération, un lot de onze tonnes de piment séché en provenance d'Ouganda a été dédouané au port de Shanghai (est de la Chine). Il s'agit de la première expédition de piment séché d'Ouganda vers la Chine depuis l'obtention du permis d'accès au marché chinois pour ce produit africain. Ce lot de piment séché, transporté par voie maritime, est entré en Chine via la zone portuaire de Waigaoqiao à Shanghai.
Le personnel des douanes de Shanghai a prélevé des échantillons pour les inspecter, et a confirmé que ce lot de piments était exempt d'infestation d'insectes, de moisissures et d'impuretés. En 2025, la valeur des produits agricoles importés d'Afrique via le port de Shanghai a atteint 10,03 milliards de yuans, soit une augmentation de 25,3% par rapport à 2024. Au cours de la période du 14e Plan quinquennal (2021-2025), le port de Shanghai a importé un total cumulé de 39,21 milliards de yuans de produits agricoles africains, soit un taux de croissance annuel moyen de 10,9%, d'après les statistiques douanières.
Depuis le 1er décembre 2024, la Chine a accordé le traitement de tarif douanier zéro à 100% des produits exportés vers la Chine par les pays les moins avancés, dont 33 pays africains. Elle est ainsi devenue le premier pays en développement et la première grande économie au monde à appliquer une telle mesure. En juin 2025, la Chine a annoncé la mise en oeuvre de la politique de tarif douanier zéro sur 100% des produits taxables pour les 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle.
Cette politique ne se limite pas à une réduction tarifaire, elle représente un dividende de développement, une initiative pour le bien-être des populations et un modèle de coopération gagnant-gagnant. Elle vise à accompagner les pays africains dans le développement d'économies tournées vers l'exportation, à créer des emplois et à contribuer au bien-être des populations.