Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a nommé l'ancien ministre de la Justice Ousmane Diagne président du Conseil constitutionnel. La décision a été officialisée par le décret n°2026-1318 en date du 13 juillet 2026. Le magistrat succède à feu Mamadou Badio Camara, décédé le 10 avril 2025, à la tête de la haute juridiction chargée notamment du contrôle de la constitutionnalité des lois et de la régulation des grandes échéances électorales.
Le Conseil constitutionnel occupe une place essentielle dans le fonctionnement des institutions de la République. Gardien de la Constitution, il veille au contrôle de la conformité des lois, tranche le contentieux électoral, proclame les résultats définitifs des élections présidentielle et législatives et se prononce sur les recours relatifs au fonctionnement des institutions. Ces derniers mois, la juridiction s'est particulièrement illustrée par plusieurs décisions, la dernière étant l'annulation de la procédure de révision constitutionnelle adoptée par l'Assemblée nationale, rappelant son rôle d'arbitre suprême de la légalité constitutionnelle
Ousmane Diagne compte parmi les figures les plus expérimentés de la magistrature sénégalaise. Magistrat de carrière, le nouveau président du Conseil constitutionnel a d'une longue expérience dans l'appareil judiciaire sénégalais. Il a exercé les fonctions de procureur général près la Cour d'appel de Dakar, de premier avocat général près la Cour suprême, avant d'être nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux.
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Son arrivée à la tête du Conseil constitutionnel ouvre un nouveau moment pour cette institution, appelée à se prononcer sur des dossiers à forts enjeux juridiques et politiques. Elle intervient dans une conjoncture marquée par des réformes institutionnelles, où les décisions de la haute juridiction sont particulièrement attendues par les acteurs politiques comme par l'opinion publique. À travers cette nomination, le chef de l'État confie les destinées du Conseil constitutionnel à un magistrat dont l'expérience est appelée à conforter l'autorité de l'institution dans sa mission de garante de l'État de droit et du respect de la Constitution